mardi 10 juin 2008

Le grand mystere….

La production, ca a toujours ete un grand bordel dans mon experience, mais un bordel organise. Ca fuse dans tous les sens, les realisateurs, directeurs de la photo, decorateurs sont capricieux et un peu diva, les techniciens sont ronchons, l’equipe de production est sur les nerfs mais avec le sourire. Une semaine de pre producion dans un bureau de prod ressemble a une grande reunion de famille ou tout le monde s’engueule mais finalement ne peut se passer l’un de l’autre, et tout le monde recherche l’affection et l’attention des autres.

Le jour du tournage, chacun fait son boulot et se plaind l’un de l’autre aupres de la production qui resoud tous les problemes. Puis, quand tout est fini, le materiel range, on boit tous un verre ensemble, on est fatigue et emplie d’emotion. C’est fini, ca s’est bien passé et il va falloir se quitter jusqu’au prochain tournage.

Ca c’est le modele a la francaise, probablement a l’Europeenne. En Inde ca ne va pas etre pareil.

En plus des caprices des uns et la suceptibilite des autres, je me prepare a un tournage pimente et plein de surprises. En attendant les imprevus lie au pays, il y a deja des differences que je peux voir et prevoir:

- il y a une hierarchie pyramidale avec des separations et ecarts affligeants. La preuve, il y a 2 cantines de prevues pour le tournage, 1 pour le personnel A et 1 pour le B avec un ecart de prix par personne de 300%. Je sais bien que personne d’autre que moi sera genee par cette situation mais j’ai quand meme du mal a m’y faire.

- La main d’oeuvre etant tres peu couteuse, il va y avoir foule de techniciens. Je me rapelle d’une sceance photo, ici en Inde, ou le fond bleu etait un mur peint par 15 ouvriers en 2 heures (le mur n’etait pas grand), en France on aurait loue une bache.

- Vu le nombre de gens impliques et la confusion totale des roles, tout va etre discute et negocie pendant des heures.

Et puis il y aura les difficultes qui ne toucheront que moi:
- La bariere de la langue, puisque tout le monde sauf moi parle Hindi et que les conversations sont donc en Hinglish.

- L’attitude de l’equipe envers moi:
*les 2 premiers assistants realisateur (on commence deja avec un probleme de maths, mais passons), 2 jeunes homes charmants et passiones, qui depassent amplement leur domaine de juridiction et marchent sur mes plates bandes. C’est le genre de personne qui se plaind constament du manque d’organisation et de tout ce qu’ils ont a faire mais font en fait tres bien leur travail avec beaucoup de zelle, beaucoup trop. Il y a plusieurs explications possible a leur attitude et je pense que c’est un mélange de tout:
- ils sont passiones et veulent tout faire, c’est de leur age (mon dieu, ca y est, je parle comme une ancienne),
- je suis la directrice de production donc celle qui decidera de les embaucher ou pas pour la prochaine production donc ils veulent m’impressioner, malheureusement ils m’irritent. Mais ils sont tellement devoue que je ne leur en veut pas,
- je suis une femme, et etrangere en plus, donc je suis la pour faire jolie et c’est tout.

* Le realisateur a tendance aussi a doubler son poste et faire mon travail, mais lui croit bien faire. Je suis nouvelle et il ne veut pas m’accabler. A mon avis, ce n’etait pas une bonne idée d’avoir recrute l’equipe puis me la presenter. Il aurait du me donner la liste des gens qu’il voulait et me laisser les contacter et les rencontrer. En voulant m’aider, il m’a amputee de mon autorite sur l’equipe.

* Le charge de production, donc celui qui travaille pour moi directement, est un monsieur du cru qui a pour seule qualite d’avoir les numeros de telephone de tous les corps de métiers necessaires a un tournage, ce qui n’a rien d’extraordinaire quand on travaille depuis si longtemps dans cette industrie. Je suis tres embettee de le decrire de la sorte maisje suis desamparee face a cet homme et la seule solution que je vois c’est de ne plus jamais travailler avec lui. Il personifie toutes les attitudes et habitudes qui rendent l’Inde hostile a tout Europeen. Il est la caricature du pire cauchemard des expatries: il voit sa femme comme une servante qui le sert, ferme sa gueule et heureusement pour elle, elle lui a fait un fils; il est enorme et se deplace comme une boule de bowling qui ne peut pas eviter les quilles (les quilles c’est nous dans le bureau ou n’importe qui dans la rue); il ne comprends pas le sens de ‘confidencialite’ ni ‘intimite’ ni ‘personnel’; il ne fait pas de phrases completes, c’est a nous de se demerder pour comprendre et surtout il ne perds pas de temps avec les formules de politesse.

Je prends donc cette experience comme une repetition, un bout d’essai, et je refuse de stresser. Je fais ce que je peux et je prends note pour la prochaine fois qui risqué de ne pas etre dans la meme boite parce que j’ai d’autres propositions mais ca reste a confirmer…..

dimanche 8 juin 2008

Monsoon

Les moussons ont commencees en grande pompe. Ca fait 3 jours qu'il pleut non stop. Apparemment c'est tres inhabituel, comme ce mois de janvier glacial comme personne n'en avait jamais vu a Mumbai. Je suis gatee, vraiment, quelle chance. Soit je me gele, soit je creve de chaud mais ca c'etait prevu, soit je patoge dans les mini rivieres sur la route.

Meenakshi et moi sommes sorties vendredi soir, a contre coeur parce que traverser la ville sous la pluie battante c'est pas drole. Mais notre ami Suisse-Indien de Singapore etait de passage a Mumbai et il avait retenu une table. Nous avons donc brave l'eau, enfin le chauffeur de taxi a braver l'eau et il s'est bien debrouille. Nous avons mis 1h30 au lieu de 40 minutes pour atteindre notre destination mais nous sommes arrivees calmes et seches, ce qui est un exploit.

C'etait le premier jour des moussons et comme tout le monde le sait, il ne pleut jamais plus de quelques heures par jour donc les routes seraient plus accessile au retour.

Sauf qu'il ne s'est pas arrete de pleuvoir cette fois donc certaines routes etaient totalement innondees.

Heureusement, notre ami a mis la voiture de son hotel a notre disposition pour nous ramener chez nous. Le chauffeur a esaye un nombre incroyable de routes et passages, mais tout finissait par etre bloque. Il a donc du rebrousser chemin et nous emmener a l'hotel de notre ami qui nous a heberge pour la nuit.

Le pauvre a dormi sur le canape et nous a laisse son lit ultra confortable avec pleins d'oreillers moelleux et un duvet fantastique. Le duvet est necessaire dans ces hotels 5* pour cause de climatisation excessive et pas tout a fait controlable.

Nous avons donc tres bien dormi, Suvy aussi, du moins c'est ce qu'il nous a dit.

Comme il pleuvait toujours, nous sommes restee toute la journee du lendemain, a regarder des films, papoter et manger. C'etait bon, c'etait douillet, c'etait relaxant et Suvy etait ravi de notre compagnie et nous de la sienne. Quelle vie que de voyager comme ca tout le temps loin de chez soit, quelle solitude!

Sa femme et son fils sont a Singapore et tres souvent seuls. Il espere etre base a Mumbai bientot puisqu'il y passe plus de temps qu'a Singapore et sa vie de famille lui manque.

Voila pour mon premier weekend des moussons. L apluit s'est calmee et nous avons reussi a rentrer.

Cette semaine va etre tres chargee. Je dirige la production d'une pub qu'on filme samedi prochain, de nuit, en exterieur et il faut que je prouve a ces hommes qu'ils n'ont ni besoin de me proteger ni de faire mon travail pour m'impressioner, donc hop hop hop au boulot.

..apres cette production, je me trouve un prof d'Hindi, la je ne peux plus continuer avec mes 2 mots par ci 2 mots par la.

mardi 3 juin 2008

Homage a Lucy

J'avais prévenu mon ami Beej, pour qui j'ai travaille quelques temps que début Juin je ne pourrai plus l'aider.

j'ai écrit dans un de mes messages ici qu'il y avait beaucoup de travaille a Mumbai et que ça ne serait pas trop difficile d'en trouver.
Mais la, je suis quand même épatée.

A force de faire du networking, j'ai réussi a avoir des contacts dans les meilleures boites de productions et j'ai 2 entretiens cette semaine.

Mais le plus étonnant c'est ça:

La semaine dernière, en attendant une nouvelle amie /networking, dans un bar, je me suis dit qu'il fallait pousser le destin, et pour ceux, j'ai bluffer comme Lucy me l'a appris.

Tout est dans le choix du langage: ne jamais mentir mais s'assurer que l'interlocuteur comprendra quelque chose d'autre qui soit a notre avantage.

J'ai donc envoyé un message de ce type a un producteur rencontre une semaine auparavant. Le courant était bien passe entre nous et j'aime bien ce que fait sa boite.

Mon message a du marcher puisqu'il m'a rappelée très vite pour organiser un entretien avec son patron, rencontre qui s'est passée ce matin.

Après quelques questions, le directeur de la boite m'a propose de m'embaucher a l'essaie sur une production et si on se plaît, il m'embauche a plein temps.

J'ai commence cette après-midi.

Je ne sais plus pourquoi j'avais quitte la production mais je sais pourquoi j'y suis retournée.

J'ai eu l'impression d'avoir retrouve mon troupeau, j'aime leur humour, leur façon de travailler, leur dynamisme, leurs limites...pourvu que ca dure!

dimanche 25 mai 2008

Un dimanche a Bombay

On sent que les moussons approchent. Le temps est lourd et humide, ou devrais-je dire tres lourd et tres humide puisque par definition Bombay n'a jamais un climat ni leger ni sec.

Les gens sortent en famille ou entre amis le dimanche, ils se promenent au bord de la mer, et nous aussi. Nous c'est Meenakshi, ma collocatrice, et moi, bien evidemment.

Il etait 19h et nous n'etions pas sorties de la journee. Il faisait chaud et on avait la flemme de tout. Il est vrai que nous etions sortie la veille pour aller voir Jalebee Cartel, un collectif elektro de Dehli que je recommande a tout le monde, du moins a ceux qui maitrise la science de eMule, Kazaa ou myspace music. Pour les autres, croyez moi sur parole, c'est tres bien.

Bref, fin d'apres midi, il fallait qu'on prenne l'air donc direction le bord de mer, qui est a 5 minutes a vol d'oiseau mais bien plus quand il faut braver les rues sans trottoirs, dominees par les rickshaws et conducteurs du dimanches. Une fois arrivee sur notre promenade des anglais a nous 'bandstand', nous avons fait comme tout le monde: on a marche lentement et epiant les gens plus courageux que nous qui marchaient sur les rochers, on a parle de tout ce qui s'etait passe cette semaine et ce qu'on en a pense et on a mange un epis de mais grille arrose de jus de citron et de piments. Sur le retour, on a bu de l'eau de coco et mange une glace aux chicoo, mon fruit prefere. Un vrai dimanche a l'indienne en somme.

Pour les nouvelles plus generales, depuis mon retour de Thailande, ma vie a bien change. Rien d'etonnant de ma part je l'admet et je doute que ca change.

J'ai passe la premiere moitie du moi d'Avril enfermee chez moi avec une conjonctivite de competition contagieuse que Meenakshi n'a pas attrapee malgre qu'elle se soit transformee en infirmiere en m'emmenant chez l'ophtalmo regulierement et me mettant des gouttes dans les yeux. Heureusement que je n'habite pas seule, ca aurait ete l'enfer.

Mon allure de pitbull aux yeux roses et enfles ne m'a pas empechee de sortir pour mon anniversaire. J'ai joue les wannabees avec mes lunettes de soleil la nuit, des belles fausses rayban blanches qui ont bien masque la monstruosite et me suis laissee entrainee par des amis bien veillant: Beej, sa copine Kristen et Meenakshi m'ont emmenee dans un bar en bord de mer la veille de mon anniversaire. A minuit, a ma grande surprise, j'ai recu pleins d'appels et sms me souhaitant un bon anniversaire. J'etais surprise parce qu'apres un mois et demi sans voir mes amis, ils ont quand meme pense a moi. Le jour J, Meenakshi et moi avons passe la journee a flemmarder et se faire livrer courses, repas et DVDs, puis nous sommes sorties avec 2 copines faire le tour des boites ou les DJ sont mes amis. Tout ceci s'est fini bien tard mais je me suis quand meme leve le dimanche pour aller a un brunch avec les British.

Puis mon pere est arrive. Je lui ais fait visiter Mumbai, on a bricole dans mon appart ce qui a grandement intrigue les gardiens de mon immeuble et les vendeurs des magasins de bricolage (ici on ne fait pas, on fait faire) et nous sommes partis une petite semaine dans le sud, au Karnataka pour voir des temples, des jardins et des musees. Puis nos chemins se sont separes, il a continue le voyage seul et je suis rentree a Mumbai pour recevoir 3 copines: Nathalie, Nadege et Christine, qui passaient par chez moi avant de partir a l'aventure dans le Rajasthan.

Les files a peine parties, mon pere est revenu, et nous nous sommes remis a nos activites de bricolage. A son depart, mon appart est enfin fonctionnel. La sonnette marche, l'electricite ne saute pas, on a des prises partout, un miroir et une machine a laver. Le grand luxe!

Entre mon arret maladie, les visites des francais et les sorties que je ne mentionnerait meme pas, on pourrait croire que je ne travaille pas. Et pourtant... mais c'est complique, evidemment.

Je ne travaille plus pour JWT. C'est une decision que j'ai prise pendant mon voyage en mars. Je n'ai envie ni d'expliquer, ni de justifier ce choix qui a ete murement reflechi mais qui m'a beaucoup peinee. Tout ce que je peux dire c'est que je me suis fait de tres bons amis dans cette agence et que si j'avais travaille avec une autre equipe je serai restee plus longtemps. Le pdg qui m'a embauche m'a recue pour mon entetien de depart et a tout a fait compris mes motivations qu'il a trouvees tres regretables et ne manquera pas d'agir pour eviter que ca se reproduise.

On tourne la page et on continue, je veux retravailler dans la production tele, donc je fais du networking et passe des entretiens dans cette optique. En parallele, je travaille de chez moi pour 2 amis a qui je ne peux rien refuser puisqu'ils sont ceux qui m'ont hebergee a tour de role quand je suis arrivee a Mumbai. Je fais une etude de marche pour l'un sur les sites de ventes par internet en France, et pour l'autre... c'est tres complique mais en bef, je l'aide a restructurer son entreprise de developpement d'hotels en Inde.

Mes entretiens se passent bien, meme tres bien. Il y a tellement de nouveaux business tous les jours dans ce pays, c'est incroyable, et le personnel qualifie se fait rare donc je devrais trouver quelque chose d'interessant a tout point de vue.

Et voila, je suis enfin a jour dans mon blogage!

mercredi 21 mai 2008

Thailande - Acte 2

Me voila seule a Bangkok. Mes amis sont repartis a Mumbai et j'ai 10 jours devant moi a passer en Thailande avec pour seul ami, mon Lonely Planet (que je trouve d'ailleurs moins sympa que notre bon vieux guide du routard). Mes amis sont partis inquiets mais je les ais bien rassure sur ma capacite a voyager seule. Je ne sais pas comment j'ai reussi a les convaincre ne l'etant pas moi meme.
J'avais decide de partir dans le sud, sur une ile qui accueille une fete mensuelle, a chaque pleine lune. C'etait le lieu ideal pour rencontrer d'autres voyageurs et je m'etais promise de ne pas aller a cette fete si je n'avais pas rencontre un groupe inspirant confiance.
Apres 8h de bus, je suis arivee la:
.
C'est la, en attendant le ferry que 'ai rencontre Courtney et Magen, 2 soeurs canadiennes que je n'ais plus quitte.

Nous avons passe 5 jours a Ko Phangan, a faire la fete, rencontrer des gens, bronzer, se ballader.

Dans l'intention de calmer le jeu et profiter de la plage, nous nous sommes expatriees dans une ile voisine: Ko Tao

Le sejour a commence bien calmement, ou devrais-je dire la premiere demie journee puisque nous avons vite fait connaissance d'un groupe d'habitant de l'iles. Certains etaient Thai, les autres etaient anglais, sud africain, et italienne.
Nous etions tellement occuppees par les BBQ, les ballades dans l'ile, le fesival de l'ile (festival pour proteger l'ile = nettoyage des plages, lache de tortues dans la mer, expos photos, concrts,..) et nos nouveuax amis... que j'ai change mon illet d'avion pour rester 5 jours de plus.
Et puis il a fallu rentrer, avec mes valises pleines de souvenirs et un carnet d'adresse bien rempli.
Je suis en contact regulier avec Magen et Courtney qui ont promis de venir me voir a Mumbai.

mardi 13 mai 2008

Thailande - Acte 1

Mon voyage avec mes 3 camarades (on s'est vite mis au langage communiste donc camarade oblige) s'est achevé a Bangkok.

Au risque d'être critiquée par Monsieur Philippe Espanol a propos de mon obsession de la bouffe, je ne peux pas m'empêcher de dire qu'en Thaïlande, on mange divinement bien. Surtout quand on est guide par des amis d'amis, bref quand on va dans LE super restau de fruits de mers et poissons = miam.

Je pense que j'ai visité la Thaïlande au meilleure moment possible, c'est a dire quand j'habite en Inde et après avoir voyage au Cambodge.

Je m'explique: la Thaïlande a une infrastructure incroyable. C'est extrêmement propre, organisé, fonctionnel... des détails pour un européen mais un vrai délice quand on arrive d'Inde et qu'on sait donc que ça n'est pas évident et que c'est nouveau.

Mais la Thaïlande a un gros problème de prostitution et le Cambodge m'a permis de m'habituer doucement. Si au Cambodge on commande sa pute et sa bière via la réception de l'hôtel, a Bangkok, on la choisit en même temps que sa fausse rolex au marche de nuit. C'est impossible de les éviter, que ce soit les putes, les garçons- filles (très jolie d'ailleurs, s'en est effrayant) ou les joueuses de ping pong, elles sont la et il faut faire avec.

Une explication s'impose pour les joueuses de ping pong. Explication courte pour éviter de choquer les âmes sensibles mais explications tout de même parce qu'il ne faut pas se voiler la face. Cet amusement, je ne trouve pas d'autre mot et c'est bien pour l'amusement de certains qu'un esprit lubrique a eu l'idée de cette horreur, donc, cet amusement a pour origine la guerre du Vietnam. Les soldats américains se reposaient a Bangkok et s'ennuyaient. Ils avaient des balles de ping pong, des Thaïlandaises.... c'est a gerber et je ne peux pas continuer l'explication donc je vous laisse le soin de comprendre et d'imaginer que si les balles de ping pong ont ouvert le jeu, il y a aussi les bouteilles de coca cola, les bananes et des guirlandes de lames de rasoir.

Bon, je promet, c'est la fin des horreurs.

La Thaïlande est un pays splendide ou les gens sont accueillants, souriants, positifs... ils ont tendance a etre un peu trop gentil et laissent les touristes saccager leurs plages et.... mais j'avais promis de parler des belles choses alors j'arrête.

Bangkok devrait être renommée la capitale du shopping. Il y a des marches entiers ou de jeunes créateurs vendent leur collection a prix plus que raisonnable. Ca va des robes chics, a la mode punk chic, en passant par le groovy sans oublier le cutting edge. Que ce soit les fringues, les accessoires ou les éléments de décorations pour la maison c'est ennivrant, c'est fou, c'est différent.

Bangkok de jour, c'est les palais et les temples:

... cherchez bien... j'y suis pas ;-p







Après 18 jours de voyage, de découvertes, de rencontres, de renforcement de liens d'amitié entre Pronoti et moi et très agréable découverte d'un couple fantastique: Anirudh et Mishta (c'était des amis de Pronoti, moi je les ais rencontre a l'aéroport...), notre petit groupe s'est séparé. Ils sont rentres a Mumbai et moi je suis partie seule au sud de la Thailande dans une île.

jeudi 8 mai 2008

2 mois a rattrapper

Ola! 2 mois sans blogging! Mais ou avais-je la tete?
En bref, mais pas brievement puisque la synthese n'est pas une de mes qualites, voila ce qui s'est passe:

Je suis partie 1 mois en vadrouille. 18 jours avec 3 amis indiens et 13 jours toute seule, du moins c'est ce qui etait prevu.

Vietnam:

Je me suis vite remise de mes emotions apres avoir perdu mes lunettes dans la mere de Chine et j'ai decouvert un pays incroyable.

Je n'y serais jamais allee de moi meme. J'ai la hantise d'aller dans des pays que mon pays a colonise. J'avais peur d'etre mal recue et j'aurais trouve ca normal. Heureusement, je n'ai pas eu une seconde a moi pour organiser ce voyage et je suis donc allee la ou mes amis avaient envie d'aller.

Je dois beaucoup a Pronoti, Mishta et Anirudh qui ont tout organise. Je ne me suis meme pas occupe de mes visas. Mishta a envoye quelqu'n a mon bureau pour prendre mon passeport et un cheque et c'est bien tout ce que j'ai fait. Moi qui normalement plannifie tout, connais le guide touristique en long en large et en travers et gere plus ou mois tout le monde, ca m'a fait tout bizarre, mais qu'est-ce que c'etait bien de lacher prise!

Bref, me voila au Vietnam, sublimement bien accueillie, dans un paysage mystique qui reflete la souffrance passee et l'optimisme des gens. C'etait bouleversant.



Le sejour a ete bien rempli, entre les visites de la citadelles de la dynastie N'Guyen,

les experiences culinaires,

le shopping (je n'avais pas l'itention de m'acheter quoi que ce soit, mais des habits en soie fait sur mesure, c'est dur de resister, surtout a ce prix),

les rencontres avec les Vietnamiens qui parlent soit anglais soit francais,

les temples....et le musee de la guerre a Saigon.

Deja, Saigon, ca ne m'a pas plu. Apres les paysages romantiques et les Vietnamiens calmes et envoutant.... Saigon c'etait l'horreur. C'est une grande ville avec des batiments a la francaise, hotel de ville y compris, des magasins de grand luxe (Gucci, LV, Prada,....)

et ce fameux muse de la guerre.

Ca, c'est sur que si j'avais organise le voyage, on ne serait pas alle voir ce musee. Si un etranger allait en France, je ne l'enverrais pas visiter un musee de la guerre, alors pourquoi irais-je voir l'atrocite de la connerie humaine chez les autres? Parce que j'avais pas le choix, et j'ai suivi le groupe.

Peut etre que ca m'a apporte quelque chose d'apprendre que les francais voulaient pas lacher leur belle vie au soleil et ont ete sponsorises par les americains pour combattre les Vietnamiens. Puis les francais en ont eu leur claque et se sont fait la malle. C'est la que les amerloques ont bombarde ce beau monde, pour faire reculer les rouges. Mais bombarder et tuer, ca suffisait pas, il fallait etre sur de tout detruire et sur du long terme. C'est la que l'agent orange intervient.

Alors, l'agent orange, c'est pas un gars qui a abuse de sceances UV, ca n'existait pas a l'epoque, ni un type qui a fait une overdose de carottes, c'est le nom d'une arme de destruction massive, chimique, qui a empoisonne les gens, les plantations, les rivieres, les animaux. Le resultat, ceux qui y ont survecu ont ete serieusement amoches et on fait des enfants diformes, photos a l'appuie.

En sortant du musee, Mishta et Anirudh ne parlaient plus, Pronoti pleurait et j'etais a deux doigts de vomir. Je me suis donc crue sortie d'affaire pour la suite mais non, on s'est fait le musee du genocide a Phnom Penh au Cambodge.

Cambodge:
Ca m'a beaucoup moins plu que le Vietnam. Il faut dire qu'on a fait que 2 villes et donc rien vu de la campagne. Phnom Penh a son charme et un palais sublime

mais l'ambiance generale, en tant que femme est insupportable. Cette ville est remplie d'hommes blancs d'un certain age, souvent gentil mais looser, qui sont venu se trouver une femme docile, et ils trouvent. Pour ceux qui cherchent juste une compagne temporaire, il y a aussi. Dans notre hotel, sur la liste des tarifs des boissons de notre minibar, il y avait une autre consommation disponible: une femme.

Apres, le client choisit de la garder une nuit, une semaine ou plus. C'est aussi simple, meme plus simple, que de louer une voiture.
Nos seules rencontres avec les autochtones: une mendiante, plus jeune que moi, avec un bebe et prete a acoucher d'un autre. Elle etait totalement deshydratee et on a du la tenir et lui faire boire de l'eau au goutte a goutte. Les docteurs de l'hopital l'avaient mise a la porte parce qu'elle n'avait pas d'argent, donc on lui en a donne... l'autre rencontre, les portiers de l'hotel qui roulaient des mecaniques et nous ont bien fait comprendre qu'on pouvait louer des hommes aussi a l'hotel: genial!

Siem Reap etait totalement differente. La ville n'a aucun interet a part le choix de salons de masssages de qualite (des vrais massages). Les gens y sont adorables mais on represente des dollars a leurs yeux donc bon.... Par contre, a quelques kilometres, il y a Angkor Wat. Et ca, c'est magique, surtout quand on fait la visite avec Pronoti qui est incollable sur la mythlogie Hindoue.






Voila pour aujourd'hui. Demain la Thailand et apres le retour en Inde.