dimanche 5 octobre 2008

Kerala - etape plage

4eme jour de vacances avec Lucy. Je n’aurai jamais cru etre capable d’apprecier des vacances au rythme de Robinson Crusoe. Je me suis meme surprise aujourd’hui a ne pas avoir envie de decouvrir le quotidien des gens du coin. J’ai eu l’impression d’etre horrible et je m’en foutais. Lucy, la grande pretresse du sarcasme et de la verite qui blesse m’a meme file un coup de pied pour que je m’extasie un peu plus devant l’eglise en platre que notre guide nous montrait avec fierte.

Moi qui veut toujours savoir ce que font les autres et comment et pourquoi, ne veut rien savoir de tout ca aujourd’hui. Je suis trop fatiguee.

Notre croisiere sur les canaux etait fantastique. Se ballader entre les rizerais au fil du canal borde de cocotiers, sans bruit, sans rien, c’etait sublime. Je me serai juste bien passee des arrets pour visiter l’eglise et un boui boui pour y boire un the, boui boui ou nous etionss les curiosites. Pour etre honnete, ceci n’a rien d’exotique pour moi. Je suis toujours la curiosite du lieu ou je suis a Mumbai parce que je ne me comporte pas comme les autres Europeens, alors la, je prendrais bien des vacances de cet etat de centre d’attention.

Je me suis fait peur quand meme, et donc autocensuree. Les 2 premiers jours de vacances, je me suis revelee etre une totale workaholic avec mon ordinateur et mon telephone grefes a moi, mon cafe fort (il faut insister ici sinon c’est du jus de chaussette) et mes cigarettes. C’est en voyant le regards de notre hote, un Belge sympa qui tient cet hotel, que j’ai compris que je faisais fausse route. Apres qu’il ait propose de me confisquer mon ordinateur, je l’ais enfin arrête et suis partie a la plage rejoindre Lucy qui se dorait la pilule en m’attendant. Depuis, je ne fume plus, je ne travaille qu’une heure le matin, et j’essaie de me reposer.

Ce serait vraiment domage de ne pas profiter de ce paradis. Tout s’est passé si vite que je ne suis meme plus sure de comment j’ai reussi a aterrir ici. C’est un hotel boutique forme de 4 bungalows, tous different, tous avec une terrasse, 2 couchages, une sale de bain en plein air (avec 4 murs quand meme) et pas mal d’espace. Notre bungalow est face a la mer.

vendredi 3 octobre 2008

L'enfer c'est les autres...? really?

L’enfer c’est les autres, peut etre, mais que serais-je sans eux?

Je n’aurai pas de visa et je ne partirai pas en vacances.

2 eme jour de vacances, meme si ca n’en a pas tout l’air puisque je travaille des que je trouve un reseau pour passer un coup de fil ou me connecter a internet.
Mais revenons a il y a .... et bien je ne sais meme plus combien de temps en arriere. Il faut dire que quand on change de fuseau horaire et qu’on a un agenda bien rempli, on ne voit pas le temps passer. Mais en reprenant a peu pres la ou j’avais laisse mon blog, je pense que l’histoire commence a Paris.

Paris qui me manquait tellement, que j’aime tant et que j’ai eu grand plaisir a revoir et pourtant. Apres 10 jours a travailler de 6h du mat a 19h (horaires bureau Inde + horaires bureau Paris), tout en me battant pour obtenir mon visa en quelques jours au lieu de 3 semaines, j’etais contente de rentrer chez moi. Chez moi, c’est Mumbai. Ca n’a jamais ete plus clair que pendant ce transit a Paris.

J’ai beau adorer mon pays, la realite blesse. J’ai mal supporte l’accueil arme des flics a l’aeroport, il y en avait plus que de passagers et bloquaient la circulation. J’ai ete demoralisee par les recits de delocalisations, fermetures, chomage economique, president jet set verreux, et par les histories desolantes d’amoures fichues, amoures foutues de mes ami(e)s.

D’un cote, les copines se sont tellement battues pour leur carriere qu’elles doivent reapprendre a etre douces pour ne pas effrayer les mecs. Et les copains se cherchent. Bref, tout le monde est perdu, bien trop occupe a se restructurer pour se rencontrer. Triste.

Et me revoila en Inde, pays des mariages arranges qui, oh j’entends bien certaines ames hurler en lisant mes mots, sont loin d’etre les pires. Attention, je ne parle pas de marriage forces, mais arranges, ca change tout.

Bref, l’Inde, j’y suis bien. Biensur, ca aide d’ecrire ca d’une terrasse de notre cottage face a la mer d’Arabie dans le Kerala. Nous c’est Lucy et moi. Lucy ma copine de fac, ma copine de toujours, celle que j’appelle quand tout deraille et celle qui rit et pleure avec moi quoi qu’il arrive. Ca faisait des mois qu’on pensait a ces vacances mais nous n’avons eu le temps ni l’une ni l’autre de preparer ou reserver quoi que c e soit. On a juste reussi a s’accorder sur une date et reserver nos billets d’avion. Elle de Londres a Mumbai et moi de Mumbai a Trivandrum et Goa – Mumbai. Mais jusqu’a la semaine derniere, nous ne savions pas ou nous allions dans le Kerala, ni Goa, ni comment aller de Kerala a Goa. Et c’est la que l’enfer des autres est somptueux. Il a suffit d’un email et d’un appel pour que l’ami d’un ami, le premier n’etant meme pas un ami proche, nous organise nos vacances. 12 heures après notre conversation telephonique, Ravi nous a envoye un tableau excel avec un programme propose jour par jour. Il a organise nos transfers d’un lieu a un autre, a negocier les prix avec les hotels et a tout reserve. Nous voila donc en vacances pour 2 semaines, sans vraiment savoir ou on va et ce qu’on va faire, dans des lieus vraiment sympa, le tout gratuit ou a -60%. Voila mon idée du luxe.

Les amis c’est formidable, c’est ma plus grande richesse. Mes amis sont mon tresor et je prend soin de mon tresor avec beaucoup d’attention.

Pour revenir a mon visa, si Suvy, mon ami Indien / Suisse qui vit a Singapore, n’avait pas contacte son ami au consulat d’Inde a Kuala Lumpur, qui lui a contacte son ami au consulat d’Inde a Alger, je serai encore a Paris, a me geler et paniquer pour mon visa. C’est bien grace a ce circuit d’influences que j’ai obtenu mon visa en 5 jours au lieu de 21.

Et heureusement, parce que ca tournait mal au bureau. Malgre ma presence par mail et telephone, une vague d’anarchie s’etait emparee de mes collegues. Il m’a fallu gerer la pre production de 3 shoots en 1 semaine pour enfin les produire les uns derrieres les autres, avec pour chacun un creatif etranger dont il fallait s’occuper. J’ai l’impression d’avoir passé une semaine a l’aeroport, en voiture et au telephone. Beaucoup de crises, de situations d’urgences et de gestion d’egos, mais au final tout est dans la boite et tout le monde est content, meme ma superieure qui controle le budget. Ouf!

Les vacances sont donc bien meritees, meme si je n’ais qu’un mois et demi d’anciennete (ca a ete negocie avec mon contrat, mes vacances etant reserve bien en avance). Mais je dois quand meme travailler parce que la vie d’un magazine ne s’arrete pas parce que Sara et Lucy sont en vacances.

mercredi 3 septembre 2008

des haricots verts comme vous en avez jamais mange

Hier a ete un de ces jours ou il faut garder la tete haute, ne pas ceder a la panique, ne pas laisser les nerfs s'emparer de soi. Parfois un petit detail suffit a garder son calme et etre operationel. Moi, hier, c'etait la promesse de manger des haricots verts au diner.

Notre femme de menage a de serieux problemes financiers (elle a 6 personnes a charge: son mari diabetique, sa belle mere aveugle, ses 2 enfants et les 2 enfants de sa cousine decedee dans les attentats de 2004), on lui a donc donne une augmentation et un role supplementaire: courses et preparation des repas.

Le repas pret le soir en rentrant, c'est genial, j'avoue que je comprends pourquoi le changement des roles deplait aux hommes.

Bref, Pushpa (c'est son nom) m'avait promis de me faire des haricots verts mardi soir.

Donc quand je faisais la queue au bureau des enregistrement des etrangers, je pensais a mes haricots verts.

Quand ca a commence a se compliquer, je pensais a mes haricots verts.

Quand on m'a dit fermement qu'il fallait que je renouvelle mon visa a Paris, je pensais a mes haricots verts.

Quand le professionel des dessous de table m'a dit qu'il ne pouvait rien faire, je pensais a mes haricots verts.

Quand tous mes contacts m'ont confirme qu'ils ne pouvaient rien faire non plus, je pensais a mes haricots verts.

Quand j'ai du annoncer a mon bureau qu'il fallait que je rentre a Paris, je pensais a mes haricots verts.

Quand j'ai travaille jusqu'a 23h pour preparer mon depart, je pensais a mes haricots verts.

Et quand je suis rentree chez moi a minuit, mes haricots verts que j'avais imagines cuits a l'eau ou vapeur ou en sauce tomate, etaient coupes en petites rondelles, cuits avec des piments dans du lait de coco. Stupefaction! Mais il n'y avais plus de place dans mon coeur pour les deceptions et j'ai donc mange sans reflechir... et c'etait tres bon.

jeudi 28 août 2008

1 year in India, la suite

Ca y est, ca fait un an que je suis ici et je suis tres excitee par cet anniversaire. C'est passe tres vite et il s'est passe tellement de choses. Je n'ai aucun regret meme si mon record de 4 jobs en 12 mois a ete qualifie de situation instable par certains.

Avoir change si souvent et autant m'a permi de decouvrir le monde corporate international, la soutraitance avec les Etats Unis, le travail local et enfin la mode, le luxe, le beau. A travers ces 4 experiences, j'ai aussi decouvert 4 jargons, 4 manieres d'operer, 4 mondes. Je suis venue ici pour decouvrir, apprendre et m'integrer et c'est ce que j'ai fait. En ce qui concerne mon cv, je n'ai aucune inquietude puisque cette 'instabilite' sera justifiee par mon statu dans chacune de ces entreprises, c'est a dire consultante, ainsi il est normal que chaque poste soit une mission temporaire.

En revanche, mon poste actuel n'a rien de temporaire et c'est pour ca que ca m'a pris beaucoup de temps, de reflexion et de conseils pour l'accepter.

Maintenant pour en revenir a mon etat des lieux apres 1 an passe en Inde, voila la suite:

J'ai oublie ce qu'etait la sensation d'avoir froid.

La salade est devenu un produit de luxe.

J'ai appris que certains aliments, tels que la mangue ou le sesame, creent de la chaleur pendant la digestion (ce qui donne des boutons quand on vit dans un pays chaud).

J'ai decouvert les bienfaits de l'homeopathie indienne.

J'ai ete adoptee par 3 familles indiennes:
- celle de Megha a Delhi qui m'accueille a bras ouvert quand j'ai besoin d'un break, me soutien, me conseille et m'aide dans certaines demarches,
- celle de Meenakshi qui s'inquiete de ma sante et mon integration, s'impatiente de me rencontrer en chair et en os pour me gater et m'envoie mes friandises preferees,
- celle de Pronoti qui fait office de cellule familiale rassurante avec la grand-mere qui me fait des reflexions quand j'ai mauvaise mine et me felicite quand j'ai l'air en bonne sante, la mere qui me prend dans ses bras quand elle me voit (on sous estime la valeur du calin maternelle bien trop souvent) et me fait des oeux brouilles au gingembre (c'est delicieux), la bonne qui me conseille pour plus me faire voler mon sac

J'ai appris a configurer ma vision de la route en mode tetris pour traverser en evitant le game over (si vous ne comprenez pas ma metaphore, c'est que vous n'avez jamais joue a tetris)

J'ai appris que les hommes aimaient les capricieuses, etre facile a vivre n'a rien d'attrayant apparemment.

Um maquilleur professionel m'a appris que les cremes solaires creaient un filtre protecteur contre la pollution. Avene facteur 40 est donc ma nouvelle creme de jour.

J'ai fait faire mon theme astrale par un astrologue indien qui m'a dit qu'il fallait que je fasse attention et que je fasse mon confiance au gens donc je n'en dirait pas plus.

J'ai rencontre pleins de gens d'horizons differents, beaucoup fait la fete et peu dormi (mais c'est pas grave j'avais capitaliser un bon nombre d'heures avant)

J'ai appris que les gens voulaient me conformer, mais c'est pas grave, ils s'en remettront.

Comme dirait mon ami Tim: je prefere etre moi que quelqu'un d'autre.

Et sur ces mots, je m'en vais, je vais diner chez Pronoti.

1 year in India

Dans quelques heures, ca va faire 1 an que je serai en Inde.

Alors que s'est-il passe et qu'est-ce qui a change dans ma vie en 1 an?

J'ai travaille pour 4 employeurs differents mais je n'ai pas change d'appartement.

Je mange de tout, meme du boeuf, alors que j'habite en Inde, pays de la vache sacree.

Je ne me rappelle plus comment ca fait de travailler 35h, ni meme 40 d'ailleurs et je suis heureuse de ne travailler que 60h.

Mes cheuveux n'en font qu'a leur tete. On dirait que j'ai fait une permanente, et je laisse faire.

Je ne fais jamais le menage, je ne poste pas mon courier, je ne fais que rarement mes courses, je ne vais pas chercher mes documents a l'ambassade, je ne vais pas recuperer mes nouvelles fringues chez le tailleur, je ne fais pas a manger, je ne porte rien de lourd, je ne bricole pas dans mon appartement, je ne conduis pas... parce qu'il y a toujours quelqu'un pour le faire pour moi a un moindre cout. 16 milliards de gens dans cette ville et tous ne sont pas diplomes ou mendiants, donc la main d'oeuvre ne manque pas.

Je me fais faire mes habits par un tailleur.

Je vais regulierement au salon de beaute.

J'ai appris a danser facon bollywood et dire quelques mots en Hindi.

Je mange sans couvert dans mon assiette et celle du voisin.

J'ai enfin integre le fait que traiter tout le monde a mon egal engendre arnaque et manque de respect. Mon intention et conception restent les memes mais mon attitude change.

La France me manque mais je ne m'y vois pas y habiter avant longtemps.

L'Inde a ses cotes epuisants mais je ne me vois pas en partir avant longtemps.

Et je dois m'arreter la parce que ma colloc a oublie ses cles et qu'il faut donc que je rentre.....

lundi 18 août 2008

Le diable s'habille en Prada

Le diable s'habille en Prada et moi en jean tee-shirt avec les accessoires qui font toute la difference. Merci aux grands- tantes, grands-meres et arrieres grands-mere dont j'ai herite de bijoux et ceintures comme on en fait plus, et merci aux copines qui pretent les chaussures adequate a la tenue.

Pourquoi est-ce que tout ceci est important? Parce que je travaille pour Vogue India.

Revenons un peu en arriere: j'ai fini par demissioner ou rompre, ou les deux parce que franchement, jusqu'a la fin et c'est pas fini d'ailleurs, ca a une odeur de rupture plus que de demission.

La demission fut instantanee, pas de preavis donc vacances direct.

Apres 10 jours de repos, ballades, visite chez l'homeopathe (experience fantastique au passage et je dois avouer que moins d'une semaine apres, je vois deja la difference), shopping pour agencer ma cuisine et une grosse fete avec mes amis DJs, me revoila au travail.

J'aurai pu prendre quelques jours en plus mais j'avais peur de perdre le rythme. Du reste, j'ai bien fait parce que la demoiselle que je remplace est partie jeudi dernier et je me retrouve avec 5 photo shoots a organiser plus les deplacements de l'editrice en chef qui part a Paris et Milan pour les semaines de la mode respectives, tout ca devant etre boucle d'ici la mi septembre.

Que ma mere ne s'inquiete pas de ma sante, ni ma grand-mere d'ailleurs, j'ai 2 semaines de vacances prevues en Octobre avec Lucy. Ca faisait partie de la negociation de mon contrat. Ces vacances etaient prevues depuis longtemps et je ne voulais pas annuler. Nous allons donc explorer Kerala, le sud de l'Inde. Au programme: bronzette sur la plage, massages ayurvedics, ballades dans les canaux, visites d'une reserve d'animaux avec guide (je vais enfin voir des elephants en liberte), visite de plantation de the, epices et cafe. Ensuite on va a Goa pour plus de bronzette et faire la fete.

Je sais, je sais, il y en a qui ne s'en font pas. Du moins c'est ce que l'on pourrait croire en me lisant. Mais tout se paye. Il n'y a pas de haut sans bas, ni de bonheur sans malheur, ca marche toujours en paralelle, et je suis reputee pour les sinusoids a pentes vertigineuses.

jeudi 7 août 2008

Demissioner

Est-ce que demissioner est sense etre aussi dur et douloureux que de rompre?

Normalement non, du moins je ne pense pas. Mais quand tout est base sur les emotions, quand le patron se comporte comme un pere tout puissant qui vous fait fremir d'angoisse quand il crie, mais vous donne l'impression d'etre une princess quand il vous complimente, alors la, oui, c'est normal, du moins aussi normal que cela puisse etre dans cette situation des plus anormales.

J'ai failli demissioner hier. J'etais prete. Meenakshi qui est super corporate m'avait briefee, preparee, entrainee. Mais voila, a peine arrivee au bureau mon patron me dit 'come here darling' et la, plouf! Ce qu'il m'annonce change tout. Il a appele mon client, l'a remis a sa place, m'a defendue. Apres ca il me parle d'une possibilite d'aller tourner au Venezuela... est-ce que je parle Espagnole? Bof, pas vraiment mais mieux que lui ca c'est sur. Mon 'si senior, un poquito' (que je ne sais pas ecrire d'ailleurs) lui suffit.

Je suis montee bredouille dans ma tour d'argent et je suis allee finir un projet que je voulais completer avant de partir.

En fin de journee, j'ai consulte mes conseilles en carriere: Beej et Pronoti, et Lucy et Keith. Reponse unanime! Je me laisse emporter par mes emotions. Les raisons pour lesquelles je veux quitter ce job et m'engager avec l'autre boite sont des raisons rationelles, alors que mes doutes sont emotionels. Pfffff!

Ce matin, rebelotte. Je vais au bureau dans l'intention de demissioner. Petite precision au passage, dans cette boite, quand on demissione, il n'y a pas de preavis. Le boss estime que lorsqu'on a decide de partir on est inefficace alors autant partir dans l'heure.

Donc en arrivant, je prend mon courage a deux mains etant prete a prendre mes jambes a mon cou et je me lance. Etant effrayee qu'il hurle et que je ne puisse pas finir, je commence par ce qui me pose le plus gros probleme: les hurlements.

Il n'a pas hurle, mais ne m'a pas laisse continuer ni pose la moindre question: si tu vas partir darling, tu veux partir, il n'y a pas de probleme. Et il est parti.....

Puis il m'a appelee, et la changement total: je suis choque, je n'ai rien vu venir, je suis hyper dessus, on pourrait quand meme essayer de parler avant que tu mettes les voiles comme ca.....

Je reve ou c'est un mechant flashback de ma rupture avec Stew?

Bref, me voila coincee au bureau, parce que biensur je ne partirai pas tant qu'il n'aura pas signe mon cheque (les salaires ici c'est par cheque et il faut faire le vautour jusqu'a ce que ce soit signe) et lui ne signera pas tant qu'on aura pas eu une autre conversation.

Bon, allez courage, faut pas que je le laisse me transformer en petite fille et faut que je fonce!