dimanche 28 juin 2009

New York New York


Moi qui revais de confort, j'ai ete servie! Pendant une semaine, pas plus, mais au moins j'ai goute a ce qui est mon nouveau but. 1 semaine au New York Palace, a dormir dans un lit 3 places douillet, a profiter d'une salle de bain high tech et avec du personel qui a reponse a toute mes questions. Le pied total!

Entre mes sessions avec morphee, oui, je ne suis quand meme pas alle a New York pour dormir, je me suis balladee au rythme de rdv avec des agents de photographes a travers la ville qui est fort belle. Quand je ne rencontrais pas des agents, je supervisais nos shoots, raison de premiere de notre visite.

Je susi partie avec la directrice de la mode, une de ses assistantes basee a Bombay et une autre basee a Londres. Nosu etions donc 4, independantes, faciles, avec des envies similaires ou complementaire. Le bonheur! Nos soirees, seuls moments de repis ont ete guidees par la dir de la mode qui connait bien la ville et nous a fait faire le tour parfait: du quartier cool sans pretention au cirque de lumieres, musiques saoulantes et restaurants a themes. Nous on a fait fait Forest Gump.

Nos compagnons de shoot etaient choques, presques humilies que nous soyons allees diner dans un lieu si commercial, sans ame, et ridicule. Aouch! Que dire? Il faut faire face les amis, c'est aussi ca votre pays. C'est pas trop New York, certe, mais c'est carrement les Etats Unis d'Amerique. Un grand parc d'attraction pour adultes. Et nous, on a bien rigole, a s'en decrocher la machoire d'ailleurs parce que notre serveur avait l'air d'etre le petit frere de Forest, avec les doigts dans la prise. Notre groupe l'a interpelle: 2 indiennes, 1 tibetain (ami), 1 irlandaise et 1 francaise. C'est etrange que notre diversite l'ait etonne. C'est New York! Personne n'est de New York! Encore moins que les amercains sont americains. Bref, a la fin du repas, il nous a questionne sur le film et devinez quoi? Je connaissais toutes les reponses! La vie, c'est comme une boite de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber, et la, notre cher serveur est tombe sur nous.

Se deplacer a New York, c'est facile. Moi qui n'est plus acces au luxe du GPS dans les taxis, j'ai l'habitude de donner les directions, m'ennerver un peu, demander la route aux autres taxis. New York, c'est un damier, il suffit de dire a qu'elle croisement de rue et d'avenue on veut aller et hop. Et des croisements, il y en a beaucoup.

Sortir a New Yor, ca doit etre sympa mais j'ai pas fait. Juste un restau, suivi d'un bar qui aurait pu etre a Paris, puis un cafe italien qui sert de merveilleux cheese cake. Je ne suis pas sortie. Je n'ai pas vraiment eu l'occasion.

Travailler a New York c'est top aussi. Tout le monde est a l'heure, super efficace et super professionel. Tout s'est passe comme prevu, comme commande, comme plannifie.

Vivre a New York......je sais pas..... je ne m'y vois pas. C'est trop anonyme. les gens sont desabuses et ce personnel de bar et restau qui a l'air d'etre sous amphetamines, c'est drole parce que c'est surreel. Si c'etait mon quotidien, leur sourire de Mickey Mouse me gonflerait, m'inquietrait, m'insupporterait.

Dimanche, jour du seigneur, nous n'avons pas travaille, nous avons shoppe! Sara a New York avec 3 stylistes, attention les degats! J'ai depense toutes mes economies, absolument toutes mais de maniere intelligente et Uber satisfaisante: des tee shirts simples unis, des robes en coton, des accessoires qui font que la petite robe noire est LA robe noire, des gladiators (enfin, j'en ais trouve! J'enm cherchais depusi le Bresil!), un sac a main et des produits de pharmacie comme des pansements de la couleur de ma peau (ben oui, en Inde, les pansements sont marrons fonces).

Et pas une seule carte postale! Et bien non, desolee mais je n'en ais pas vu, sauf a l'aeroport et elles etaient tellement moches que je n'ais pas ose.

Le retour en Inde s'est bien passe, je ne souffre toujours pas de jetlag alors que mes collegues ont mis 1 semaine a s'en remettre. Ma technique est donc la bonne: je met ma montre a l'heure du pays ou je vais des que j'embarque et je me force a dormir ou rester eveillee, a manger ou a jeuner selon l'heure du pays de destination.

A quand (et ou) le prochain voyage? J'y travaille dur. En attendant, je progresse enfin dans l'amenagement de mon appart, et je fais le tour des salles de sport pour en choisir une vite fait. la c'est serieux, mon masseur m'a dit aujourd'hui que j'etais, et je cite: dans un sale etat! Sympa! Ici, les gens ne font pas dans la dentelle. La diplomatie, c'est pas leur truc.












}

dimanche 24 mai 2009

Aleluhia

Ca s'ecrit comment aleluhia? Je suis pas tres douee en matiere de langage superstitieux...ou spirituel, enfin vraiment pas mon truc!

Bref, j'ai enfin un ordinateur portable, ce qui me permet de reacceder a mon blog qui est depuis le debut de l'annee bloque au bureau (pour qu'on ne passe pas notre temps a bloguer). Par contre facebook, youtube et autre distractions, ca marche. Allez comprendre....

Avril fut un mois cahotique qui a prepare un mois de Mai de remise en question, remise a zero.

Apres la folie de la semaine de la mode, vint le weekend de mon anniversaire. Malgre l'absence des 3/4 de Bombay qui, profitant d'un weekend de 3 jours, s'etait envole vers Goa, j'ai reussi a feter l'anniversaire de Seymour le jeudi, passer mon vendredi soir a papoter avec Cheryl qui arrivait de Kuala Lumpur, faire la tournee des boites avec elle samedi, recuperer Magali et sa soeur dimanche soir et re feter mon anniversaire avec les filles et bien d'autres lundi soir. Alors devons nous remercier Jesus une fois de plus d'avoir souffert pour nous? Grace a lui, nous avons 1 jour de vacances suplementaire chaque annee et quelle joie, non pas a une date fixe qui pourrait parfois tomber betement en milieu de semaine, non, son sacrifice est memore selon le calendrier lunaire comme une fete paienne, mais ne rentrons pas dans le blaspheme, je n'oserais pas... Bref, mon oeuf de Paques genereusement remplace par du Moet Rose, le weekend fut bon.

Puis s'en est suivi la panique professionnelle: 15 shooting de mode, dont 10 en exterieure a shooter d'ici mi septembre, sachant que les moussons rendront les shoots en Inde et alentours impossible de Juin a Septembre.

Non seulement la recession a ampute nos budgets, mais si la meteo s'y met aussi...bref je ne suis qu'humaine! Alors negocier des supers deals avec le couteau sous la gorge, c'est loin d'etre ideal. Et dans ma grande betise, je ne sonne l'alarme que quand je suis a bout, ce que j'ai fait devant l'ebaissement de mes collegues et superieures. Mais dans mon malheur, j'ai toujours eu de la chance.

Face au deballage des doleances, mes superieures, effarees, qui ne s'imaginaient pas 1 seconde que l'accomplissement d'une tache puisse etre si laborieuse, ont pris les armes pour me soutenir. On s'imagine toujours que ce qu'on sait, tout le monde le sait (en tout cas, moi toujours). Quelle idiotie! Il est pourtant bien evident que ni la directrice de la mode, ni l'editrice n'ont jamais produit un shoot alors comment sauraient-elle ce que ca represente comme travail si je ne leur dis pas?

Ma chance, c'est que leur reaction a depasse leurs mots. Elles ont reellement fait avancer les choses, la preuve, j'ai un ordi portable et elles font barriere entre le departement marketing et moi. Ils me demandaient sans cesse d'expliquer ci ou ca, en bref faire leur taf. Zut quoi, ils avaient qu'a faire des etudes eux aussi. Je n'ais pas investi tant de temps et d'argent pour faire mon boulot et celui des autres en plus. Parfois je me dis que je vais finir par bosser a mon compte, puis je realise que ca ne m'empechera pas d'etre confrontee a des incapables ou des bureaucrates procedurie, alors je m'imagine mariee a un homme riche et la encore je realise que ca ne resoudra pas mon probleme d'impatience face a la lenteur des autres. Alors quoi? Vais-je finir en Ardeche a vivre en autarcie? Avec ma chance, des adeptes apparaitraient sans qu'on leur demande rien et je me retrouverai encore avec des gens en demande de....et puis je serais bien capable de m'enerver contre une chevre feneante. Alors, alors, alors? Et bien il ne me reste plus qu'a me faire une carapace sur laquelle les conneries glisseraient telle l'eau sur des plumes de canard.

Combien de personnes peuvent dire que leur boulot est effectivement 70% d'emmerdes mais 30% de bonheur, que 5% de leurs collegues sont des emmerdeurs, 35% sont sans interet et inoffensifs mais 60% sont des gens sympas, interessants et fiables? Pas beaucoup, alors il serait temps que les 5% arretent de me gacher le paysage et que je demande de l'aide aux valeureux 60%.

Quand je pense a la qualite de vie de mes copines en France: appart sympa, voiture, supermarches, calme, secu, controle de qualite de tout produits et services, prix TTC affiches,..... ah ca ne parait rien mais quand on ne l'a pas, quand on doit negocier sa facture chez le dentiste qui meme si elle etait correcte serait cher, si tous les matins on a l'impression d'etre un contestant de Koh Lanta pour arriver a son travail en sueur, si a chaque fois qu'on achete quelque chose c'est un prix et gout different, si le mot calme est une notion etrangere,... et bien on se dit que la France c'est beau quand meme et que c'est bien dommage qu'il faille s'expatrier si loin pour trouver un super job.

J'ai un super boulot, des amis fantastiques, je vis dans une petite ville de 18 millions d'habitants ou tout le monde est serviable, j'ai appris a entrer dans certains circuits pour sortir et decouvrir un monde qui n'etait pas le mien, j'ai une bonne fabuleuse, j'ai des privileges parce que je suis une femme blanche francaise celibataire, j'ai des amis qui me protegent parce que je suis une femme blanche francaise celibataire.

Quand j'etais petite, je revais de travailler beaucoup beaucoup, de faire la fete, de voyager, rencontrer du monde et de decouvrir les Indes. On peut dire que j'y suis bien arrivee.

Maintenant, sans rien perdre de tout ca, je reve de comfort....

mercredi 1 avril 2009

Les regles du jeu

Ce n’est pas qui tu es mais avec qui tu es vu.

5 jours de defiles a Bombay suivis de fetes opulentes avec tout le gratin du pays et d'ailleurs.

Je n'ai pas pu voir tous les shows mais n'ais rate aucune soiree. Soiree post fashion show, c'est un tresor pour moi. Tous les photographes, designers, coiffeurs, maquilleurs, celebrites et mannequins sont la. C'est le meilleur lieu de recrutement possible.

Mais attention, il y a des regles, dont celle de la conversation de 2 minutes top chrono. C'est pas du speed dating mais presque. En 2 minutes il faut soit se presenter soit se rappeler mutuellement d'ou on se connait, echanger les cartes de visites, pour certains sourire et se tourner discretement et elegament en direction des paparazzis, pour d'autres faire un effet de mouvement avec la tete qui rende la photo impossible (c'est moi ca), sourire et hop bye a plus tard.

Pourquoi 2 minutes? Deja parce qu'il y a beaucoup de monde a rencontrer mais aussi parce que pour apparaitre dans la presse le lendemain, il faut etre vu partout et avec les meilleurs. Moi je suis anonyme pour la presse et pas prete de changer vu mon amour pour les photos donc il n'y a aucun interet a etre vu avec moi.

Heureusement il y les grands, les tres grands qui eux n'ont plus rien a prouver et peuvent etre vu avec qui que ce soit sans risque, alors c'est avec eux que j'allais discuter pour me reposer de mes entretiens en accelere.

Je comprend l'image superficiel et langue de vipere du milieu de la mode mais ne suis pas d'accord. C'est un jeu et il ne faut pas y mettre de sentiments. Ce n'est pas une fete, c'est une representation, nous ne sommes pas amis, nous sommes des contacts professionels. Ce n'est pas parce que le vocabulaire affectif (ma cherie, blablabla) est utilise a tout va qu'il s'agit d'amour, haine, mensonge et trahison.

Si on est detache et que notre vie n'en depend pas, c'est tres plaisant. Comme un carroussel qui tourne et tourne, on change de cheval, puis la caleche, differents rythmes mais tous dans le meme sens.

5 jours de mode et relationel, j'ai appris beaucoup de choses, rencontre pleins de gens tres interessants, d'autres moins mais tout aussi charmants.

Par contre j'ai decide de ne pas faire de fete pour mon anniversaire.

Overdose de fete? Peut etre?

Mais surtout, chez moi, c'est un autre monde et je ne veux y amener trops de gens.

Et aussi, mon cercle d'amis n'est pas clairement separe de mes connaissances professionel, alors qui inviter, qui laisser? Je ne sais pas, je ne veux pas choisir et je m'offre le luxe de m'en foutre et de ne rien prevoir.

Ma copine de fac vient me voir de Kuala Lumpur et ca suffit, puis ma copine d'IUT et sa soeur arrivent juste apres.

Weekend entre filles, tranquille a l'horizon.

vendredi 6 février 2009

J'ai oublie mon telephone a Paris et c'est pas plus mal.

Je pourrais presque dire 'debut d'annee a fond la caisse' mai spour ca il aurait fallu que je realise qu'on en a change d'annee.

Le manque de vacances et de changement de saison font que je n'ai pas la moindre idee de quand on est et les mois ne signifient plus rien. Plus de point de repere et pour en rajouter un peu, je ne met plus de montre donc je ne sais vraiment pas du tout quand on est. Au passage, c'est marrant, mais depuis que je ne met plus de montre, je suis toujours a l'heure et beaucoup moins stressee.

Mon voyage au Bresil a ete genial. La partie travail a ete difficile parce que les Bresiliens sont un peu trop detendus et vraiment trop lents mais a part ca, ca m'a permi d'etablir une super relation de travail avec ma superieur et ca, ca vaut de l'or. Apres la semaine de la mode a Sao Paulo, je suis partie avec la manequin Indienne qui nous avait accompagnees dans l'etat de Rio, a Buzios, petit estation balneaire sans interet pour une francaise sudiste parce que trop similaire mais ma copine DJ jouait au Pacha et je me devais de lui faire office d'entourage.

Apres 2 jours a se faire dorloter par le management du Pacha, je suis partie a Rio avec Sheetal (la mannequin) que, au passage, je n'avais rencontre que 2 fois avant ce voyage et nous avions decide de rester la bas en vacances ensemble sur un coup de tete (apres notre injection vaccin fiuevre jaune...).

3 jours a Rio, a se ballader, flaner et faire une nuit de samba dans une favela avec un DJ francais et sa femme bresilienne rencontre 2 jours avant a Buzios.

C'est au retour que j'ai oublie mon portable a Paris.

Rio - Paris, 7 heures d'escale, donc echapage de l'aeroport pour aller dejeuner avec K-rine qui me manque tant, et c'est la que j'oublie mon portable.

Paris - Mumbai, voyage horrible avec des gros lourdaux qui m'ont pris la tete et enfin, me revoila a la maison dans mon desordre poussiereux et bruyant mais tellement joyeux et enthousiaste!

Depuis mon retour, je n'ai pas vu grand mone, bien trop occupee avce le travail et mon demenagement qui a commence dimanche dernier puisqu'il fallait que je laisse ma chambre a la nouvelle colloc de Meenakshi.

Donc je squatte chez Mickael et Janikka depuis une semaine mais si tout va bien, je fini mon demenagement demain et j'investi mon nouvel appart qui me plait tant.

histoire a suivre.....

mardi 23 décembre 2008

Noel kitsch

Mon 2eme voyage a Londres a ete dur. J'avais l'impression que Mumbai et moi allions bien apres ces attaques, mais en ayant soudain un moyen de comparaison: Londres et les Londoniens, je me suis pris une belle claque. L'ambiance, le bruit, les visages, pourtant les British sont loin d'etre expressifs, tout m'a fait realiser que Mumbai et les Mumbaites etaient bien tristes. Ca pourrait etre pire, on pourrait avoir peur, mais nous sommes juste vigilants tout en refusant de laisser la terreur gagner la guerre donc la vie et la ville continuent.

Mon contre coup a ete assomant, mais le fait d'avoir craque a Londres, avec Lucy m'a fait du bien. J'avais peur de tout le monde. Le moindre chauffeur de taxi etait forcement un suspect.

Et puis il y a eu le choc de culture a l'envers. A l'envers parce que je viens de ce monde de consommation a outrance et je ne suis en Inde que depuis 16 mois. Et pourtant, cet acces a tout, cette possibilite d'acheter quelque chose quel que soit son budget m'a choque.

Lucy m'a embarquee avec elle pour ses courses de noel. Les magasins debordaient de jolies choses. Nous sommes passees dans les rues de joillers et grands couturiers, dans les grands magasins et puis au supermarche. Chez moi, il y a peu de tout et pas tellement de choix et la plupart du temps il faut faire faire: mobilier, vetements, decoration,... le pret a consommer n'est pas encore la normalite ici.

Je me suis retrouvee plantee au milieu d'un superbe magasin a plus pouvoir bouger. J'avais perdu Lucy et j'avais l'impression d'etre dans un monde virtuel, observatrice sans pouvoir rien faire que regarder, comme si une fois ma monnaie ecoulee, le vrai monde reapparaitrait et je serais dans un monde normal, simple.

Ma monnaie ne s'est pas ecoulee mais Lucy m'a retrouvee et on est partie. Evidemment ce soir la on n'est pas sortie.

Apres 5 jours de choc culturel a l'envers, de travail et de froid, je suis rentree.

Le weekend suivant, je pensais me reposer et ranger mon appart pour l'arrivee de ma mere et Nicole. Je n'avais pas grand chose a ranger puisque ma bonne est sensationelle mais je n'ai meme pas fait le peu a faire.

A peine arrivee chez moi, je prevoyais deja ma fuite pour surtout ne pas passer trop de temps avec ma colloc. J'etais invitee a une fete par Beej chez des gens qu'il ne connaissait pas mais moi oui: ironie. Bref, me voila a la fete de noel, chez un diplomate anglais ou je retrouve pleins d'amis a moi avec qui nous avons prevu de se retrouver pour le dejeuner de noel dans un club de jazz. De la nous sommes alles a Poison ou la aussi je retrouve pleins d'amis... puis de soiree en soiree, je me retrouve chez Beej avec Sunder, un autre ami a regarder des videos. Je me suis reveillee au petit matin sur le canape avec une couverture sur moi, non pas qu'il fasse froid mais chez Beej y'a la clim.

De la, je devais aller visiter un appart dont l'entree se fait par un temple. Je me voyais mal arriver la bas en jean et petit haut dos nu donc j'ai emprunte un tee-shirt a Beej, par contre il ne pouvait rien faire pour mon probleme chaussure donc me voila partie en talons aiguilles bleus et argents: la classe!

L'appart etait genial mais avec 2 chambres et je pense que la fille avec qui je devais emmenager ne tient pas la route donc je vais devoir chercher un F1.

J'ai continue a eviter mon appart le reste de la journee en allant d'un cafe a un autre pour voir des amis et j'ai enfin acheter un beau sapin en plastique. Puis j'ai recu un texto d'un ami que je n'avais pas vu depuis des mois disant: 'talons aiguilles, tee-shirt de mec et une pochette samedi apres-midi?' Oups! Me voila reperee! Il venait de passer a cote de moi en voiture et je ne passait pas inapercu apparemment. Chargee de caffeine, je suis vite fait allee nourir legende, la tortue de ma copine et je suis rentree me changer, pour repartir chez Sunder pour un diner tranquille qui a fini a.... je ne sais pas, puisque la aussi je me suis endormie sur place dans le lit de ma copine, Shalini, qui elle avait prevu de dormir sur place.

Dimanche, Shalini et Sunder devait aller a un brunch et m'ont donc embarquee.

Sunder et moi etions les seuls etrangers (il est americain) et j'etais la seule blanche (Sunder est d'origine indienne). Ca faisait bien longtemps que cette situation n em'etait pas arrivee.

Un brunch a l'indienne ca se passe dans un cottage en bord de mer avec pleins de gens pauvres sur la plage devant et pleins de gens riches sur la pelouse qui boivent, mangent et papotent. Cote piscine, ca sent le jasmin et les plats epices, cote mer, ca sent...les toilettes des pauvres.

Un brunch a l'indienne, c'est aussi pleins de gens qui malgre le fait que nous soyions chez un particulier, donc nous avons forcement tous quelque chose en commun, personne ne se parle sans avoir ete formellement presente. Par contre, une fois les presentations faites, les conversations sont loins d'etre superficielles et ennuyeuses, c'est comme ca que j'ai rencontre des gens qui vont m'aider a trouver un appart et aussi comme ca que j'ai atteri dans la piscine. Je me serai bien passee de rencontrer un des proprietaire du cottage parce que c'est lui qui m'a mis un calecon de bain dans les mains et m'a poussee dans la chambre des filles pour que j'aille me changer. Me voila donc en calecon, avec mon tee shirt et hop dans la piscine avec une quinzaine d'autres a jouer au volley ball. Je n'avais pas joue depuis le Lycee et mon seul souvenir des regles du jeu etaient: eviter la balle pour pas se la prendre dans la gueule.

Apres quelques minutes de doutes, je me suis dit que tant pis, que j'avais besoin de me changer les idees et si ca devait passer par se faire assomer par un ballon, et bien pourquoi pas. Mais rien de tel ne s'est passe, je n'ai fait que casser 4 verres stupidement poser au bord de la piscine et personne ne m'en a voulu parce que je suis une fille. Parfois, la discrimination, c'est pratique.

Le weekend ne s'arrete pas la puisque Sunder avait invite d'autres gens pour diner et Shalini et moi y sommes restees.

Sunder cuisine tres bien, et ses 2 servants sont de tres bons commis, et l'un de ses servant est un tres bon masseur aussi. Suja nous a masse les pieds pendant que nous prenions l'apero, c'etait divin, mais attention, une fois que vous avez remis vos pieds a Suja, c'est lui qui commande. C'est lui qui decide si c'est fini ou pas, et si ca fait mal, il insiste mais en douceur.

Lundi soir, j'ai enfin fait mon arbre de Noel su rle theme du kitsch et du 'je n'ai pas le temps de decorer de tout l'appart donc l'arbre doit aller avec la deco actuel du salon'. Mon salon est vert, orange et rose, donc mon sapin aussi et ca donne ca:


Ce noel, il n'y aura pas de neige, pas de cousines qui se prennent le bec sur le diner semi vegetarien, pas d'enfants qui courent partout croyant entendre les clochettes du traineau du pere noel, pas d'emballage cadeau derniere minute, pas de feu de cheminee, pas de drame de famille,.... par contre je me tape les cartes de voeux pourries hypra religieuses : 'Jesus is the reason for the season' (='Jesus est la raison pour cette saison'), 'benie soit votre famille en ce jour divin', Let's bring Christ back in Christmas....je vais vomir!

Je sais c'est con, mais j'ai toujours adore noel, meme les engueulades qui vont avec.

Cette annee je n'avais pas le choix, mais si c'est la premiere fois que je passe noel ailleurs qu'en France, c'est aussi la derniere.

Et comme je n'aurai que ma mere et Nicole pour ces fetes, tout le reste sera different parce que je ne supporterai pas 'moins bien'. Je n'essaierai pas de reproduire quoi que ce soit, d'ailleurs ce soir je vais en boite.

Joyeux noel a vous et desolee mais je ne veux pas savoir ce que vous avez mange, bu, fait, ni avec qui vous vous etes engueles meme si je vous souhaite que tout ca vous arrive en bien et fantastique.

lundi 8 décembre 2008

I love Mumbai and Bombay

Mumbai, Bombay, meme ville formee de 7 iles ralliees par du beton et raccrochee au continent...par du beton aussi je crois bien. C'est une ville/ile qui a appartenu aux portugais pendant bien longtemps qui l'ont ensuite offerte aux British en cadeau de mariage pensant que ce lieu marecageux etait un cadeau plutot nul. Ils etaient loin de s'imaginer que les British rallieraient chaque ile, assecheraient les marais et que Bombay deviendrait la ville ou toutes les communautes en quete d'une vie meilleure viendraient s'installer. C'est donc un lieu construit par des etrangers, que ce soit les portugais, les britishs, les iraniens (les parsis qui ont fuient Perse il y a quelques centaines d'annees), les Guju et tou sles autres.

Alors certains disent que le nom d'origine est Mumbai venant de la deesse Mumbadevi et ne pouvant le prononcer correctement, les british l'ont renommee Bombay. D'autres disent que le nom d'origine est Bombay qui vient d'un mot portugais signifiant baie,... l'encyclopedie ne se mouille pas trop en expliquand que c'etait Mumbadevi, les portugais l'ont appele Bombaim, les british l'ont anglicise: Bombay.

...les intellectuels, certains du moins, affirment que ce lieu n'a jamais ete appele Mumbai, ca n'avait pas de nom puisque ce n'etait rien. Tout le monde s'accorde sur le Bombain portugais devenu Bombay, mais il semblerait que Mumbai soit appart avec le parti Hindoue extremiste qui revendique la propriete de Bombay, capitale de l'Etat du Maharashtra, et l'ont transforme en Mumbai.

Pfffff! Alors moi je ne sais plus. Je disais Mumbai pour pas faire colonialiste et voila qu'on m'embrouille la tete avec des faits non verifies....

Bref, quand il a fallu choisir quoi mettre sur mon tee shirt pour la marche de proteste, j'etais bien emmerdee: I love Bombay? I love Mumbai? Maintenant, avec le recul et les heures de sommeils presquent rattrappees, je me dis que j'aurai du mettre 'I love the 7 islands'.

Cette marche, a mon humble avis, fut un total desastre. On craignait une autre attaque vu le nombre de gens prevus dans la rue mais il ne s'est rien passe de tel. Je suis par contre, apparemment la seule a avoir ete choquee du manque d'unite.

Cette appel au proteste etait motive par l'envie de montrer aux terroristes que nous etions unis, que leur attaque ne nous avait pas isole, ne nous avait pas rendu mefiant les uns des autres. Il est certain que quelques milliers de gens dans la rue prouve quelque chose mais les slogans anti Pakistan, le groupe Voguette incapable de decider du slogan sur nos tee shirts (une des journalistes nous a fait des tee shirt, tous avec un slogan different puisqu'on a pas reussi a s'accorder), et le fait que nosu ne soyons meme pas partie ensemble, prouve autre chose.

Il y a une solidarite entre les gens, entre autre entre les gens qui ne se connaissent pas, dans la rue, et un lien tres fort familiale. Mais les groupes de proteste, les groupes reunis par une idee, un ideal, une opinion, c'est du vent.

Est-ce que ca viend de la culture? La croyance d'etre la pour une mission et la vie prochaine sera meilleure? Ceci entrainant un certain fatalisme? C'est bien probable.

En bref, ce pays est chaleureux, amicale, beau, vibrant, mais c'est pas demain qu'on verra la fin des dessous de table et de la corruption. Je vais donc continuer a payer mes impots et utiliser des routes defoncees pendant que le fils du ministre local defile a toute allure dans sa porshe.

Bref....

La vie continue, on continue a faire le compte d'amis d'amis disparus. Ceux qui n'ont pas perdu quelqu'un directement trouvent indecent de se plaindre ou exprimer leur trauma et ca, ca fait un bon paquet de stresses en ville. Dimanche j'ai vu une copine se mettre la tete a l'envers a la vodka. Ca parait con, mais ca lui a permis de craquer et on est alle faire un tour en voiture (avec chauffeur qui parle pas anglais) pour qu'elle puisse hurler et me dire tout ce qu'elle avait sur le coeur. Elle va mieux maintenant.

Moi j'ai pas eu recours a la vodka et je n'ai pas attendu si longtemps, j'ai craque dans le bureau de ma superieure qui a ete geniale. Malheureusement pour elle, heureusement pour moi, elle a vecu l'attaque des Twin Towers a New York. Alors le trauma post attaque, elle connait.

C'est d'ailleurs elle qui m'a fait arriver a la conclusion que d'habiter dans un lieu ou on se sent mal en mauvaise compagnie etait un etat de martyr dont je pourrais me passer.

Depuis les attaques, je rentre tard ou pas du tout parce que je ne supporte pas les commentaires racistes de Meenakshi ou pire, les commentaires hysteriques qui me donnent un sentiment d'insecurite. En bref, elle attire les emmerdes et l'agressivite.

Et c'est la que je vois que je ne suis pas seule ici parce qu'en moins de 24 heures, mon probleme de logement et d'epuisement a ete regle. J'ai envoye un message a tous mes contacts a Mumbai/Bombay et ais recu pleins de reponses. Tout le monde cherche un appart pour moi et en attendant j'ai un super plan pour me reposer un peu. Ca ne va pas etre des plus simple, mais ca va me faire du bien. Je vais mettre mes meubles dans un garde meuble et habiter chez une copine, a partir de Janvier, qui a un super appart avec piscine et salle de gym. Je me refais une sante, tout en cherchant un appart tranquillement.

En attendant je travaille, meme si aujourd'hui c'est ferie. Les chevres vont y passer aujourd'hui, j'espere pas dans la rue. On se plaind de l'utilisation des baignoires en France mais croyez moi, j'espere qu'ici aussi ils utilisent les baignoires chez eux et pas la voie public. J'ai vraiment pas envie de voir du sang partout.

Demain je repars a Londres, bosser biensur, mais aussi me faire dorloter par Lucy, boire des boissons chaudes, me ballader dans le froid et ecouter des musiques de noel. Puis je rentre mardi au chaud (on est encore a 30 degres ici, c'est dingue).

jeudi 4 décembre 2008

I love Mumbai

Quoi de neuf depuis jeudi?...

Vendredi, j’ai aide ma copine Janikka a demenager pendant que Michael, son fiancé etait au front a prendre des photos pour New York Times. Nous etions a peut etre 15 kilometres de lui, mais dans un autre monde.

Un demenagement en Inde, c’est de la coordination et supervision, pas de l’emballage, ni portage, ni deballage et aucun age. Ici on paye quelques roupies et une enterprise de demenagement fait tout, absolument tout. Donc pendant que Janikka et moi supervisions le demanagement, on tenait aussi une cellule de crise, ce qui consiste a papoter avec ceux qui sont coinces, leur donner des infos pour qu’ils puissent partir des hotels, restaurants, cinemas…ou ils etaient bloques (ceci grace a nos amis journalistes qui nous filaient des tuyaux), trouver des moyens de leur faire parvenir a manger, mais surtout surtout, papoter, de tout de rien pour les occuper.

Ne pouvant plus rien faire a Mumbai, je suis partie passer le weekend a Goa chez mes amis ou la plage, mon premier repas normal depuis 3 jours et des amis en or m’ont remises en etat.

Le retour lundi a ete dur. Pour commencer, mon apart etait ferme de l’interieur. J’avais prevenu Meenakshi que je rentrais lundi matin, mais elle avait pas entendu et ne s’en etait pas soucie. J’ai donc poireaute pendant 10 bonnes minutes en attendant que la princesse sorte de la douche et m’ouvre. Du coup j’etais en retard et j’ai pris le train a l’heure de pointe. Cette fois, il n’y avait pas une engueulade, pas une conversation bruyante, c’etait calme, blinde, mais calme, avec une jeune fille qui pleurait. En tant normal, si une jeune fille pleurait dans le train, les autres femmes la regarderaient avec curiosite ou lui parleraient. La, personne ne regardait personne.

Arrivee a la gare, je n’ais pas eu envie de prendre un taxi, j’avais besoin de marcher…et mes chaussures ont cassees. Heureusement je n’ai du faire que quelques metres a cloche pieds avant de trouver un reparateur de savates puisqu’il y en a partout ici. Je me suis assise a cote de lui, avec des claquettes en plastique de prêt et je l’ai regarde faire. Ca faisait un bout de temps que je me disais qu’il fallait que je donne ces chaussures, maintenant elles sont comme neuves alors je vais les garder. Il les a collees, cousues, cirees. Elles sont neuves sans avoir la rigidite de chaussures neuves, donc parfait.


J’apprehendais le retour au bureau. Ca a ete une journee difficile. On avait besoin de se voir tous et de s’assurer qu’on etait tous bien vivants. Parfois un coup de fil ne suffit pas. On etait bien tous la, mais on a pas bosse. On a passé la journee a parler, a organiser des systemes d’equipiers pour une eventuelles prochaine attaque, a manger et a parler encore, et a preparer la marche de proteste prevue pour mercredi soir, donc hier soir.

Il me reste a raconter pourquoi un proteste, pourquoi I love Mumbai, lundi soir, mardi, mercredi,… mais j’ai beaucoup de travail, on a des shoots annules, d’autres decales, des gens qui ne repondent pas forcement rapidement,… c’est la pagaille.