J'ai reussi a partir du bureau a 15h, malgre le couvre feu.
Je suis maintenant dans mon quartier, au nord, loin du danger et avec des amis.
J'ai encore 4 amis bloque au centre de l'action mais ils vont bien.
Tous les autres ont repondus a l'appel et sont sains et sauf.
j'ai l'impression d'etre dans un autre monde ou d'avoir rever. Mes amis avec qui je suis etaient tous dans le nord et ici tout est tellement calme, c'est comme si tout ca se passe a des milliers de kilometres.
Me voila donc dans un salon sympathique a boire du vin et papoter comme si..... comme si tout allait bien. C'estpresque obscene a vrai dire, mais comme on dit, la vie continue.
Que personne ne s'inquiete. Je suis en securite et il faut le dire, Conde Nast India est serieusement au pont sur la securite et protection de ses employes.
jeudi 27 novembre 2008
mercredi 26 novembre 2008
24 heures au bureau...
24 heures au bureau... et j'espere ne pas depasser les 36.
Je suis rentree de Londres dimanche soir et si je ne souffre pas du jetlag, je n'etais quand meme pas super reveillee, mais c'est parce que je ne dors pas beaucoup, et je sais, ce n'est pas une bonne idee, et je vais le payer un jour, mais c'est dur de se contenter de faire le minimum, qui prend deja pas mal de temps, et de rentrer chez soi sachant qu'en travaillant un peu plus, le resultat pourrait etre exceptionnel.
Hier je suis arrivee au travail, apres mon trajet en train, ma pause a la banque et au magasin de portables, et enfin mon eau de coco bien meritee, ne sachant pas que 24heures plus tard j'y serais encore.
J'avais decide de passer ma journee normalement a plannifier mes shoots, prendre l'air a midi, chose faite d'ailleurs, je suis allee voir 2 expos avec des amies / collegues, et une fois le bureau vide donc apres 19h, je comptais venir a bout de ma paperasse.
Tout en etant fermement decidee a passer ma soiree au bureau, rien d'exceptionnel d'ailleurs, ca m'arrive quand meme presque tous les jours, je me disais que si j'avais un ordinateur portable, je pourrai partir du bureau vers 19h, manger chez moi tranquille et finir de travailler au calme.
Si jusqu'a hier cette idee semblait un peu futile, voir consommatrice de masse, un peu workoholic, aujourd'hui il est clair que c'est une super idee et je vais investir dans un portable.
J'ai donc passe la nuit au bureau, j'y suis encore, et je ne sais pas combien de temps je vais rester coincee ici.
Hier soir a 22h30, je recois un texto de ma bonne me demandant si je suis bien rentree chez moi.... etrange. Je sais qu'elle m'aime bien mais quand meme. Je n'ai pas eu le temps de repondre que j'ai vu Prasanna, le comptable, courir vers moi (le bureau est pas immense mais il y a un mur qui me separe de la compta) en me disant de ne surtout pas partir du bureau.
A ce stade, on ne savait pas du tout ce qu'il se passait sauf qu'il y avait eu des coups de feu en ville, pres du bureau.
Au fur et a mesure, on a appris qu'il y avait eu des bombes ou grenades, des fusillades et prise d'otages, le tout dirige contre des etrangers, principalement des anglais et americains. Pour les details, vous en savez autant que moi, ma source d'info est lemonde.fr puisque la tele indienne m'embrouille le cerveau et je ne comprends plus rien.
J'ai passe des heures a repondre a des appels et texto en promettant a tout le monde de ne pas bouger du bureau et a 2h du mat quand les appels se sont calmes, j'ai commence a m'inquieter pour ceux qui ne m'avaient pas appele.
J'ai eu toutes les tetes dirigeantes de Conde Nast India au telephone, les uns apres les autres, m'ordonnant de rester au bureau. Le pdg a fait ouvrir son bureau par le mec de la securite pour que je puisse y dormir (il a un super canape) et mes 2collegues ont dormis dans l'entree. Je ne pensais pas un jour passer sur le canape de mon patron, comme quoi, il ne faut jamais dire jamais (oui je sais c'est facile comme blague mais bon).
Il est maintenant 11h30, les gars de la securite sont sorti nous chercher a manger, mes collegues pourraient rentrer chez eux, c'est plus vraiment dangereux pour eux, mais ils resteront tant que je reste. Non seulement les patrons leurs ont demande de s'occuper de moi mais en plus ils le feraient de toute facon.
Les hommes ont un sens de la responsabilite inquestionable et une autorite polie et rassurante ici, je ne sais pas comment l'expliquer. J'ai mange ce qu'il m'ont dis de manger, quand ils m'ont dit de manger, j'ai dormi la ou ils avaient decide que je dormirai, j'ai meme pris un petit dej alors que j'avais pas faim, et je ne me suis pas pose la question une seule fois de quand j'allais pouvoir rentrer chez moi parce que c'est eux qui decideront. Si un mec en Europe m'avait impose le dixieme, je pense que je l'aurai remis a sa place. Mais d'ailleurs, c'est quoi sa place? C'est peut etre bien la le probleme, je ne sais pas et eux non plus.
Bref, je vais bien, je suis nourrie, protegee, occupee (je vais faire le menage sur mon bureau), a priori tous mes amis vont bien aussi.
Donc que personne ne s'inquiete, je ne fais pas la maline, je fais ce qu'on me dit et tant que le pdg ne m'appelle pas pour me dire que je peux partir, je ne bouge pas.
Je suis rentree de Londres dimanche soir et si je ne souffre pas du jetlag, je n'etais quand meme pas super reveillee, mais c'est parce que je ne dors pas beaucoup, et je sais, ce n'est pas une bonne idee, et je vais le payer un jour, mais c'est dur de se contenter de faire le minimum, qui prend deja pas mal de temps, et de rentrer chez soi sachant qu'en travaillant un peu plus, le resultat pourrait etre exceptionnel.
Hier je suis arrivee au travail, apres mon trajet en train, ma pause a la banque et au magasin de portables, et enfin mon eau de coco bien meritee, ne sachant pas que 24heures plus tard j'y serais encore.
J'avais decide de passer ma journee normalement a plannifier mes shoots, prendre l'air a midi, chose faite d'ailleurs, je suis allee voir 2 expos avec des amies / collegues, et une fois le bureau vide donc apres 19h, je comptais venir a bout de ma paperasse.
Tout en etant fermement decidee a passer ma soiree au bureau, rien d'exceptionnel d'ailleurs, ca m'arrive quand meme presque tous les jours, je me disais que si j'avais un ordinateur portable, je pourrai partir du bureau vers 19h, manger chez moi tranquille et finir de travailler au calme.
Si jusqu'a hier cette idee semblait un peu futile, voir consommatrice de masse, un peu workoholic, aujourd'hui il est clair que c'est une super idee et je vais investir dans un portable.
J'ai donc passe la nuit au bureau, j'y suis encore, et je ne sais pas combien de temps je vais rester coincee ici.
Hier soir a 22h30, je recois un texto de ma bonne me demandant si je suis bien rentree chez moi.... etrange. Je sais qu'elle m'aime bien mais quand meme. Je n'ai pas eu le temps de repondre que j'ai vu Prasanna, le comptable, courir vers moi (le bureau est pas immense mais il y a un mur qui me separe de la compta) en me disant de ne surtout pas partir du bureau.
A ce stade, on ne savait pas du tout ce qu'il se passait sauf qu'il y avait eu des coups de feu en ville, pres du bureau.
Au fur et a mesure, on a appris qu'il y avait eu des bombes ou grenades, des fusillades et prise d'otages, le tout dirige contre des etrangers, principalement des anglais et americains. Pour les details, vous en savez autant que moi, ma source d'info est lemonde.fr puisque la tele indienne m'embrouille le cerveau et je ne comprends plus rien.
J'ai passe des heures a repondre a des appels et texto en promettant a tout le monde de ne pas bouger du bureau et a 2h du mat quand les appels se sont calmes, j'ai commence a m'inquieter pour ceux qui ne m'avaient pas appele.
J'ai eu toutes les tetes dirigeantes de Conde Nast India au telephone, les uns apres les autres, m'ordonnant de rester au bureau. Le pdg a fait ouvrir son bureau par le mec de la securite pour que je puisse y dormir (il a un super canape) et mes 2collegues ont dormis dans l'entree. Je ne pensais pas un jour passer sur le canape de mon patron, comme quoi, il ne faut jamais dire jamais (oui je sais c'est facile comme blague mais bon).
Il est maintenant 11h30, les gars de la securite sont sorti nous chercher a manger, mes collegues pourraient rentrer chez eux, c'est plus vraiment dangereux pour eux, mais ils resteront tant que je reste. Non seulement les patrons leurs ont demande de s'occuper de moi mais en plus ils le feraient de toute facon.
Les hommes ont un sens de la responsabilite inquestionable et une autorite polie et rassurante ici, je ne sais pas comment l'expliquer. J'ai mange ce qu'il m'ont dis de manger, quand ils m'ont dit de manger, j'ai dormi la ou ils avaient decide que je dormirai, j'ai meme pris un petit dej alors que j'avais pas faim, et je ne me suis pas pose la question une seule fois de quand j'allais pouvoir rentrer chez moi parce que c'est eux qui decideront. Si un mec en Europe m'avait impose le dixieme, je pense que je l'aurai remis a sa place. Mais d'ailleurs, c'est quoi sa place? C'est peut etre bien la le probleme, je ne sais pas et eux non plus.
Bref, je vais bien, je suis nourrie, protegee, occupee (je vais faire le menage sur mon bureau), a priori tous mes amis vont bien aussi.
Donc que personne ne s'inquiete, je ne fais pas la maline, je fais ce qu'on me dit et tant que le pdg ne m'appelle pas pour me dire que je peux partir, je ne bouge pas.
mardi 18 novembre 2008
London
Je n'ai plus beaucoup de temps pour blogger et il y a aussi le probleme de confidentualite. Non pas que je travaille pour la CIA mais je ne peux pas parler de mon travail quand meme. Ca limite.
Mais la, sans trop en dire, je peux ecrire que je pars a Londres, 4 jours, pour un shoot et des meetings.
Hasta la vista!
Mais la, sans trop en dire, je peux ecrire que je pars a Londres, 4 jours, pour un shoot et des meetings.
Hasta la vista!
jeudi 13 novembre 2008
C'est bon pour le moral
Tous les matins, je marche de la gare au bureau, pour faire un minimum d'exercice, et juste avant d'arriver, apres mes 20 minutes de marches a travers les rues en travaux, donc semi escalade, le tout en escarpins s'il vous plait, le monsieur aux noix de cocos m'attend avec un grand sourire. Il me voit arriver et si je suis en retard, il me prepare ma noix de coco en priorite. Et hop, je bois donc mon eau de coco tous les matins, rien de tel pour commencer la journee, parce que l'eau de coco c'est bon pour la sante, mais quelqu'un qui vous attend tous les matins et vous prepare une coco avec autant d'attention et un sourire des plus agreables, ca c'est le plus grand des petits plaisir de la vie.
record de betise
- que personne ne m'envoie de courier chez moi, ma fabuleuse et talentueuse colloc a envoye chier le facteur quand il est venu demander ses etrennes. Elle est epatante de connerie parfois.
...et vu qu'elle s'est engueulee avec la proprietaire...je vais peut etre demenager.... affaire a suivre
...et vu qu'elle s'est engueulee avec la proprietaire...je vais peut etre demenager.... affaire a suivre
mardi 4 novembre 2008
ZUT
Zut, ca fait un bail que j’ai pas ecrit. Le probleme c’est qu’il s’est passé tellement de choses que je n’ais pas eu le temps et la folie est loin d’etre calmee donc je vais devoir etre breve…ce qui est loin d’etre ma specialite…
Donc après Kerala, Lucy et moi sommes allees a Goa ou des amis d’amis a moi nous attendaient. Ils etaient supposes nous aider a choisir un hotel et nous conseiller des lieux a visiter mais le courant est passé tout de suite et on ne s’est pas quitte du sejour. 4 jours a Goa ou ils se sont occupies de nous. Il y en avait toujours un pour venir nous chercher a notre hotel, un pour nous faire decouvrir un restaurant, un autre pour aller a la plage, et tous pour aller danser. Je suis repartie avec la promesse de revenir les voir vite…et ca n’a pas traine.
Retour a Mumbai: ma colloc que je n’avais pas vu depuis 2 semaines avait un nouveau petit ami avec qui elle voulait emmenager au plus vite. Ok, ca parait dingue mais ca m’arrangeait bien parce que je n’en pouvais plus de vivre avec une princesse.
Diwali, festival des lumieres, weekend de 4 jours, pollution sonore, augmentation de la temperature due aux petards et feux d’artifice a foison (il faisait déjà 36 degres donc 40 me paraissait inhumain), embouteillages, et demenagement de la princesse qui avait l’intention de me faire travailler = que de bonnes raisons de m’echapper et retourner voir mes amis a Goa.
Je partais dans l’idee de passer 4 jours tranquilles a bronzer, bien manger et me reposer. Oui me reposer, parce que mes vacances avaient ete serieusement encombrees par mon travail (je me revois encore au milieu de la jungle avec mon groupe en train d’admirer une famille de sangliers et moi au telephone avec Paris, la honte!) et mon retour a ete epice aussi (colloc et travail). Donc direction Goa pour une grande siesta…. Sauf que…. Tout Mumbai etait a Goa, en tout cas beaucoup de mes amis, dont l’equipe de Poison, cette boite de nuit pres de chez moi a Mumbai. Ils etaient la pour ouvrir Poison Goa. J’ai donc jongle entre plusieurs groupes d’amis, j’ai un tout petit peu bronze, bien mange, je ne me suis pas reposee, mais j’ai serieusement fait la fete et rencontre encore plein de monde. J’ai failli reussir a faire une jolie sieste le lundi mais ma princesse de colloc n’a pas arrête de m’appeler pour me faire part de ses doutes sur ce soudain demenagement. J’ai passé des heures au telephone avec elle et juste quand je pensais l’avoir suffisament conseillee pour que tout s’arrange, elle me reveille pour hurler et pleurer: ils ont rompu. Grrrrrrrrrr! C’est toujours la meme histoire: ces mecs sont attires par sa liberte, son independence, sa beaute, ils la seduisent, l’obtiennent, sont fiers de leur capture, la presente a leurs amis et une fois la victoire en poche ils la veulent soumise et muette, et le dernier en date essayait meme de l’engraisser. C’est dingue! Mais pas tres original….
Pour la defense de ces messieurs: elle est insupportable, constament en demande, hysterique et epuisante.
Je voulais habiter avec quelqu’un pour ne pas avoir de soiree deprimante seule, mais je n’ai jamais une soiree tranquille.
Je voulais habiter avec une Indienne pour qu’elle puisse s’occuper des aleas de l’appartement avec les ouvriers, maintenance, et personnel qui parlent peu ou pas anglais, mais c’est moi qui fait tout, absolument tout.
Je voulais habiter avec une amie pour pouvoir partager les bons et mauvais moments et on a en effet partage tous mes bons moments et tous ses mauvais.
Je voulais habiter avec quelqu’un pour partager les factures et il faut toujours que je paye les facture, fasse les compte et lui demande 15 fois de me rembourser sa part.
J’en ais ras l’bol!!!!!!!!!!!!!
Je demenagerais bien mais je n’ai pas le temps de chercher un appart et je ne trouverais jamais un si bon rapport qualite prix dans un lieu aussi pratique d’acces. Mon appart est trop genial pour le lacher….. (soupir)…
Je vais donc devoir continuer la cohabitation et m’endurcir pour ne plus me laisser bouffer. Je commence donc par sortir sans elle et ne plus lui raconter mes histories….. pfff c’est pas drole quand meme! Mais je n’ais pas le choix parce que j’apprend au fur et a mesure que tel ou telle ami(e) ne l’apprecie pas du tout mais la tolere parce qu’elle est mon amie.
Je ne regrette pas l’annee passee avec elle, meme si elle m’a fait des coups pendables, mais la, si je pouvais m’echapper, loin d’elle, ca serait quand meme vachement bien.
FRUSTRATION!!!!!!
Donc après Kerala, Lucy et moi sommes allees a Goa ou des amis d’amis a moi nous attendaient. Ils etaient supposes nous aider a choisir un hotel et nous conseiller des lieux a visiter mais le courant est passé tout de suite et on ne s’est pas quitte du sejour. 4 jours a Goa ou ils se sont occupies de nous. Il y en avait toujours un pour venir nous chercher a notre hotel, un pour nous faire decouvrir un restaurant, un autre pour aller a la plage, et tous pour aller danser. Je suis repartie avec la promesse de revenir les voir vite…et ca n’a pas traine.
Retour a Mumbai: ma colloc que je n’avais pas vu depuis 2 semaines avait un nouveau petit ami avec qui elle voulait emmenager au plus vite. Ok, ca parait dingue mais ca m’arrangeait bien parce que je n’en pouvais plus de vivre avec une princesse.
Diwali, festival des lumieres, weekend de 4 jours, pollution sonore, augmentation de la temperature due aux petards et feux d’artifice a foison (il faisait déjà 36 degres donc 40 me paraissait inhumain), embouteillages, et demenagement de la princesse qui avait l’intention de me faire travailler = que de bonnes raisons de m’echapper et retourner voir mes amis a Goa.
Je partais dans l’idee de passer 4 jours tranquilles a bronzer, bien manger et me reposer. Oui me reposer, parce que mes vacances avaient ete serieusement encombrees par mon travail (je me revois encore au milieu de la jungle avec mon groupe en train d’admirer une famille de sangliers et moi au telephone avec Paris, la honte!) et mon retour a ete epice aussi (colloc et travail). Donc direction Goa pour une grande siesta…. Sauf que…. Tout Mumbai etait a Goa, en tout cas beaucoup de mes amis, dont l’equipe de Poison, cette boite de nuit pres de chez moi a Mumbai. Ils etaient la pour ouvrir Poison Goa. J’ai donc jongle entre plusieurs groupes d’amis, j’ai un tout petit peu bronze, bien mange, je ne me suis pas reposee, mais j’ai serieusement fait la fete et rencontre encore plein de monde. J’ai failli reussir a faire une jolie sieste le lundi mais ma princesse de colloc n’a pas arrête de m’appeler pour me faire part de ses doutes sur ce soudain demenagement. J’ai passé des heures au telephone avec elle et juste quand je pensais l’avoir suffisament conseillee pour que tout s’arrange, elle me reveille pour hurler et pleurer: ils ont rompu. Grrrrrrrrrr! C’est toujours la meme histoire: ces mecs sont attires par sa liberte, son independence, sa beaute, ils la seduisent, l’obtiennent, sont fiers de leur capture, la presente a leurs amis et une fois la victoire en poche ils la veulent soumise et muette, et le dernier en date essayait meme de l’engraisser. C’est dingue! Mais pas tres original….
Pour la defense de ces messieurs: elle est insupportable, constament en demande, hysterique et epuisante.
Je voulais habiter avec quelqu’un pour ne pas avoir de soiree deprimante seule, mais je n’ai jamais une soiree tranquille.
Je voulais habiter avec une Indienne pour qu’elle puisse s’occuper des aleas de l’appartement avec les ouvriers, maintenance, et personnel qui parlent peu ou pas anglais, mais c’est moi qui fait tout, absolument tout.
Je voulais habiter avec une amie pour pouvoir partager les bons et mauvais moments et on a en effet partage tous mes bons moments et tous ses mauvais.
Je voulais habiter avec quelqu’un pour partager les factures et il faut toujours que je paye les facture, fasse les compte et lui demande 15 fois de me rembourser sa part.
J’en ais ras l’bol!!!!!!!!!!!!!
Je demenagerais bien mais je n’ai pas le temps de chercher un appart et je ne trouverais jamais un si bon rapport qualite prix dans un lieu aussi pratique d’acces. Mon appart est trop genial pour le lacher….. (soupir)…
Je vais donc devoir continuer la cohabitation et m’endurcir pour ne plus me laisser bouffer. Je commence donc par sortir sans elle et ne plus lui raconter mes histories….. pfff c’est pas drole quand meme! Mais je n’ais pas le choix parce que j’apprend au fur et a mesure que tel ou telle ami(e) ne l’apprecie pas du tout mais la tolere parce qu’elle est mon amie.
Je ne regrette pas l’annee passee avec elle, meme si elle m’a fait des coups pendables, mais la, si je pouvais m’echapper, loin d’elle, ca serait quand meme vachement bien.
FRUSTRATION!!!!!!
vendredi 10 octobre 2008
Kerala - etape montagne
8eme jour de vacances avec Lucy. Il est 23h et je n’arrive pas a dormir. Je pense avoir reussi l’etape repos puisque jusqu’a present je m’eteignais a 21h30, 22h. Apres 4 jours sur la plage dorlote par notre charmant couple Belge, une voiture est venue nous chercher pour nous emmener dans les montagnes a 4 heures de routes sinueuses qui ont bien faillie rendre ma Lucy toute malade.
Nous sommes maintenant au milieu de la jungle mais nos vacances ne ressemble toujours pas a mes vacances habituelles dans des hotels de fortunes ou l’ont passe plus de temps dehors a decouvrir les recoins du pays et marchander constament. Nous sommes loges dans un hotel grand standing dont le manager est mon nouvel ami, celui qui a organise tout notre voyage. Cet ami n’est meme pas le manager de cet hotel, je dis n’importe quoi, c’est le pdg du groupe a qui appartient l’hotel. Le prix d’une nuit dans le bungalow ou nous sommes equivaut a une semaine de mon salaire, il en va donc sans dire que j’ai obtenu un tarif d’ami.
Depuis notre arrivee, le personnel nous traite comme 2 princesses. Tout a commence par le jardinier a qui on a l’intention de demander s’il accepterait d’etre notre grand pere. Une idée farfelu, certes mais Lucy et Sara en vacances c’est forcement un peu dejante. Ce monsieur charmant nous a litteralement kidnapee des notre arrive pour nous faire faire un tour du jardin. La vegetation qui nous entoure n’a rien d’ordinaire, tout est fruits et epices. Il a commence par deraciner une plante et briser la cosse du bulbe pour en sortir des petites grains qu’il nous a fait gouter. Malheureusement c’etait de la cardamone, epice que nous detestons toutes les 2, ce qui nous a valu un ‘hmmmm, ch’est bon, ch’est cres cres bon, merchi’ avec un sourire publicitaire suivi d’un fou rire et d’une evacuation bucale des plus discretes. Heureusement, la visite a continue avec la cannelle, puis le poivre, le cafe et les fruits de la passion: miam!
Le jour suivant, nous sommes parties au petit matin pour une randonnee dans la jungle. Depart a 5h en jeep. Notre guide etait un vrai enthousiaste de la nature en jogging et claquettes, non pas que ce soit un prolos interrompu entre un match de foot et une partie de petanque, loin de la, la tenue est due a un manque de resources, mais il faut avouer qu’il a l’art de la claquette. Tout le monde ne peux pas jaillir de sa jeep en une seconde, tout en attrapant ses deux princesses urbaines par la main et les trainer a la vitesse de la lumiere pour finalement aller se cacher dans un fourre et observer un buffle qui broute, le tout en claquette, rappelons le.
Pffff, moi je suis venue voir les elephants, et Lucy en bonne imperialiste britanique, qui s’etonnait déjà que le guide n’est pas une arme, veut voir un tigre, alors la grosse vache la, bof! Mais Sanjee est tellement excite d’avoir deniche son herbivore en voie d’extinction qu’on finit par s’attendrir. Sommes nous sous le charme du buffle ruminant ou du guide passionne par son travail? Le guide, c’est sur. Lucy et moi avons une grande passion en commun: les gens qui aiment leur travail, et Sanjee est le parfait Laureat.
A 9h, après avoir epie quelques buffles, singes, bouses d’elephants et Arnold, Sanjee nous abandonne et nous laisse a la mercie d’un groupe de touriste. Petite appartee: Arnold c’est pas un animal, enfin... non, c’est pas un animal. Arnold c’est un Autrichien qui ne s’appelle pas du tout Arnold mais ressemble serieusement a Shwarzy, qui est la pour faire un remake de predator facon Tamul. Alors je vois pas trop en quoi ce film va etre Tamul puisque les acteurs sont tous blancs, ca doit etre le budget qui est Tamul. Bref, Sanjee est super impressione par Arnold qui doit faire 4 fois sa corpulence et quand on passe a cote du lieu de tournage, il fait un break pour nous prendre en photo avec Arnold. Nous avons donc une sublime photo de Hercule / Arnold habille en soldat muni de cartouches en papiers. Sanjee etait ravi.
Les touristes! Un couple Belge, un couple japonais, 2 allemands (pere et fils), un espagnole qui nous effraie un peu et des nouveaux guides. Panique!
Les rejouissances commencent par un petit dejeuner attroce que nous allons digerer pendant tout le reste de la journee. Puis la ballade commence. Il est evident que nous ne verrons rien. Nous sommes beaucoup trop nombreux. Mais la nature est magnifique et les allemands et les belges s’averent etre tres sympa. Les japonais sont bien trop occupe a prendre des photos des feuilles, des traces de pas et autres bizareries, je sais c’est cliché mais c’est vrai, et l’espagnol est concentre a bien respirer et faire des mouvements bizarre qui nous l’apprendrons plus tard lui permettent d’absorber l’energie de la nature. Lucy et moi ne respectons pas la file indienne, papotons avec les celtiques et taquinons les guides, le tout dans un grand calme au cas ou un elephant soit dans les parages ce qui nous changerait de notre visite rythmee par leurs bouses, leurs restent de repas machouilles ou leur salon de massage c’est a dire des troncs d’arbres tannes. On a l’air insupportable comme ca, mais il ne faut pas croire; les guides nous ont adorees et les touristes nous ont tous donnes leur adresse mail.
La ballade a ete merveilleuse. On a crapahute pendant 3 bonnes heures a une cadence assez sportive, ce qui nous a pas mal calmee, on a beau avoir grandi a la campagne, on a perdu l’habitude. Puis nous avons regagne le lieu sacre de raliement pour un dejeuner aussi insupportable que le petit dejeuner. L’apres midi a continue avec une ballade sur le lac en barque, et course hilarante avec la pluie. Nous etions sur le retour quand la pluie a commence a tomber en trombe sur la foret. Je n’avais jamais vu ca, la pluie battante arrivait vers nous, elle avancait comme on peut voir une tornade. Notre petit guide qui ramait tout seul peinait un peu alors on s’est tous mis a pagayer avec nos mains, morts de rires. Arrives sur la berge, on a tout juste eu le temps de courir s’abriter. La pluie nous suivait, on la echapee a quelques seconds pres. C’etait tres impressionant.
En attendant que la pluie se calme, j’ai discute avec notre guide qui etait en admiration devant mes chaussures de marche. Des Decathlons de base a 14,99 Euros, mais ca, c’est son salaire mensuel. Il voulait me les racheter. J’ai beau savoir que pour les remplacer ca va me couter beaucoup plus que 14,99 Euros puisqu’il n’y a pas de Decathlon ici, je les lui ais donnees. Je ne suis quand meme pas partie pieds nus, surtout que j’avais besoin de chaussures pour ma prochaine aventures, je suis partie avec les siennes de chaussures. Les autres touristes etaient interloques par mon echange, mais Lucy etait d’accord avec moi qu’il en avait plus besoin que moi alors je ne vois vraiment pas le probleme.
Le retour en jeep a ete assez dur. Sanjee avait fait la sieste, pas nous. Il voulait nous montrer ses buffles, singes, ecureuils,... et nous on voulait rentrer prendre une douche chaude a temps pour etre prete pour notre massage ayurvedic.
Alors les massages ayurvedics, j’aime pas du tout. D’ailleurs je n’aime pas non plus les traitements ayurvedics. Les plantes pures comme ca, c’est beaucoup trop fort pour moi. Je prefere l’homeopathie ou tout est dose sur mesure. Ce massage m’a rendu malade, c’etait atroce. Mais ca m’a pas empeche de repartir a l’aventure le jour suivant. Ca m’a tordu les boyaux et coupe l’appetit mais j’etais quand meme debout a 6h pour notre 2eme parcours du combatant.
Le groupe du 2eme jour etait encore plus amusant, surtout parce que nous avions de la competition. 2 couples anglais, 1 couple irlandais tous sympa mais surtout 2 americaines qui pour resumer la situation sont Lucy et moi dans 30 ans, sauf qu’on espere etre pires. 2 copines qui se connaissent depuis 25 ans (nous on se connait depuis 8 ans), habitant a des miliers de kilometres l’une de l’autre et se voient rarement, qui font des commentaires hilarants sur tout, ralent et posent des questions aux guides toutes les 30 secondes. Sandy et Lucy ouvrent la marche en photographiant tout ce qui bouge, avec un guide qui leur court après, pendant que Serena et moi fermons la marche en prenant notre temps a observer les plantes et les papillons avec un guide qui fatigue de nous attendre finit par apprecier la ballade et nous fait decouvrir les plantes sauvages telles que le curry, le gingembre, le citron, le turmeric et le teak avec lequel se maquillent les indigenes. Les 3 couples au milieu sont assez amuses par cette dynamique et se laissent porter.
Et la, au milieu de la ballade, au moment ou on ne s’y attendait plus.... un bruit plein d’espoir.... c’est un elephant! Ce fut un vrai travail de groupe pour le trouver a travers la brouisaille et un grand partage de jumelles pour arriver a le voir. Il etait quand meme a au moins 30 metres de nous, mais on l’a vu. Je revais de voir un elephant sauvage! Il etait grand! Il etait beau! Tout tranquille a se baffrer de feuilles!
C’est epatant ce qui peut arriver dans un groupe. On ne se connaissait pas mais il y avait une grande solidarite. On s’est tous aide a trouver cet elephant, et meme après, on avait tous quelque chose a partager, que ce soit des biscuits, des connaissances, des jumelles, des gels antibacteriens,... Lucy et moi voyagions leger alors notre contribution c’etait les connaissances et la mise en ambiance puisqu’on parle a tout le monde, en echange, on a bien profite des jumelles et des blousons coupe vents, les biscuits et le gels antibacteriens par contre on s’en foutait puisqu’on avait toujours pas retrouve notre appétit et qu’on trouve ces gels bien plus degueulasses que les bacteries de la nature.
Apres un petit dejeuner sympa sous les arbres ou j’ai fait rallumer un feu juste pour moi pour avoir un the sans lait, nous nous sommes embarques sur des radeaux de bamboos pour une petite ballade sur un lac. Apres 2 coups de pagaies, nos guides nous suggerent de nous baigner. Hop, hop, on vide nos poches et Lucy et moi sommes a l’eau. Les americaines nous applaudissent, il faut dire qu’on a fait des jolis plongeont. Les irlandais finissent par nous suivre et les anglais nous prennent en photos. De retour sur les radeaux, nous sechons tranquillement au soleil pendant que les hommes pagaient.
La journee a continue comme ca, avec un dejeuner fort agreable, suivi d’une averse qui nous a valu une heure coinces sous une bache avec chacun un baton pour tenir notre toit de fortune, un retour en radeau ou j’ai fait la sieste et une heure de ballade ou Lucy s’est arrange avec Sandy pour qu’on aille la voir a San Francisco ou elles ont l’intention de me marier au fils de Sandy, un riche courtier en bourse desesperement celibataire, incapable de garder une femme. Merci Lucy.
Voila pour les aventures. Nous avions prevu d’aller faire une ballade a dos d’elephant aujourd’hui mais Lucy etait un peu malade et l’idee d’un elephant avec une chaine a la patte n’etait pas tres attirante après nos 2 excursions sauvages. Nous avons donc profite de la piscine de notre hotel et de la connection wifi pour travailler un peu, beaucoup, passionement, a la folie.
Demain matin on prend pleins de photos de notre merveilleux hotel puis on part a Cochin pour prendre un train de nuit qui nous emmenera a Goa.
... j’ai toujours pas sommeil, je me fais attaquer par des papillons de nuits gigantesques attires par la lumiere sur ma terrasse, j’aurais du aller faire du saut de haie avec les elephants aujourd’hui finalement...
Nous sommes maintenant au milieu de la jungle mais nos vacances ne ressemble toujours pas a mes vacances habituelles dans des hotels de fortunes ou l’ont passe plus de temps dehors a decouvrir les recoins du pays et marchander constament. Nous sommes loges dans un hotel grand standing dont le manager est mon nouvel ami, celui qui a organise tout notre voyage. Cet ami n’est meme pas le manager de cet hotel, je dis n’importe quoi, c’est le pdg du groupe a qui appartient l’hotel. Le prix d’une nuit dans le bungalow ou nous sommes equivaut a une semaine de mon salaire, il en va donc sans dire que j’ai obtenu un tarif d’ami.
Depuis notre arrivee, le personnel nous traite comme 2 princesses. Tout a commence par le jardinier a qui on a l’intention de demander s’il accepterait d’etre notre grand pere. Une idée farfelu, certes mais Lucy et Sara en vacances c’est forcement un peu dejante. Ce monsieur charmant nous a litteralement kidnapee des notre arrive pour nous faire faire un tour du jardin. La vegetation qui nous entoure n’a rien d’ordinaire, tout est fruits et epices. Il a commence par deraciner une plante et briser la cosse du bulbe pour en sortir des petites grains qu’il nous a fait gouter. Malheureusement c’etait de la cardamone, epice que nous detestons toutes les 2, ce qui nous a valu un ‘hmmmm, ch’est bon, ch’est cres cres bon, merchi’ avec un sourire publicitaire suivi d’un fou rire et d’une evacuation bucale des plus discretes. Heureusement, la visite a continue avec la cannelle, puis le poivre, le cafe et les fruits de la passion: miam!
Le jour suivant, nous sommes parties au petit matin pour une randonnee dans la jungle. Depart a 5h en jeep. Notre guide etait un vrai enthousiaste de la nature en jogging et claquettes, non pas que ce soit un prolos interrompu entre un match de foot et une partie de petanque, loin de la, la tenue est due a un manque de resources, mais il faut avouer qu’il a l’art de la claquette. Tout le monde ne peux pas jaillir de sa jeep en une seconde, tout en attrapant ses deux princesses urbaines par la main et les trainer a la vitesse de la lumiere pour finalement aller se cacher dans un fourre et observer un buffle qui broute, le tout en claquette, rappelons le.
Pffff, moi je suis venue voir les elephants, et Lucy en bonne imperialiste britanique, qui s’etonnait déjà que le guide n’est pas une arme, veut voir un tigre, alors la grosse vache la, bof! Mais Sanjee est tellement excite d’avoir deniche son herbivore en voie d’extinction qu’on finit par s’attendrir. Sommes nous sous le charme du buffle ruminant ou du guide passionne par son travail? Le guide, c’est sur. Lucy et moi avons une grande passion en commun: les gens qui aiment leur travail, et Sanjee est le parfait Laureat.
A 9h, après avoir epie quelques buffles, singes, bouses d’elephants et Arnold, Sanjee nous abandonne et nous laisse a la mercie d’un groupe de touriste. Petite appartee: Arnold c’est pas un animal, enfin... non, c’est pas un animal. Arnold c’est un Autrichien qui ne s’appelle pas du tout Arnold mais ressemble serieusement a Shwarzy, qui est la pour faire un remake de predator facon Tamul. Alors je vois pas trop en quoi ce film va etre Tamul puisque les acteurs sont tous blancs, ca doit etre le budget qui est Tamul. Bref, Sanjee est super impressione par Arnold qui doit faire 4 fois sa corpulence et quand on passe a cote du lieu de tournage, il fait un break pour nous prendre en photo avec Arnold. Nous avons donc une sublime photo de Hercule / Arnold habille en soldat muni de cartouches en papiers. Sanjee etait ravi.
Les touristes! Un couple Belge, un couple japonais, 2 allemands (pere et fils), un espagnole qui nous effraie un peu et des nouveaux guides. Panique!
Les rejouissances commencent par un petit dejeuner attroce que nous allons digerer pendant tout le reste de la journee. Puis la ballade commence. Il est evident que nous ne verrons rien. Nous sommes beaucoup trop nombreux. Mais la nature est magnifique et les allemands et les belges s’averent etre tres sympa. Les japonais sont bien trop occupe a prendre des photos des feuilles, des traces de pas et autres bizareries, je sais c’est cliché mais c’est vrai, et l’espagnol est concentre a bien respirer et faire des mouvements bizarre qui nous l’apprendrons plus tard lui permettent d’absorber l’energie de la nature. Lucy et moi ne respectons pas la file indienne, papotons avec les celtiques et taquinons les guides, le tout dans un grand calme au cas ou un elephant soit dans les parages ce qui nous changerait de notre visite rythmee par leurs bouses, leurs restent de repas machouilles ou leur salon de massage c’est a dire des troncs d’arbres tannes. On a l’air insupportable comme ca, mais il ne faut pas croire; les guides nous ont adorees et les touristes nous ont tous donnes leur adresse mail.
La ballade a ete merveilleuse. On a crapahute pendant 3 bonnes heures a une cadence assez sportive, ce qui nous a pas mal calmee, on a beau avoir grandi a la campagne, on a perdu l’habitude. Puis nous avons regagne le lieu sacre de raliement pour un dejeuner aussi insupportable que le petit dejeuner. L’apres midi a continue avec une ballade sur le lac en barque, et course hilarante avec la pluie. Nous etions sur le retour quand la pluie a commence a tomber en trombe sur la foret. Je n’avais jamais vu ca, la pluie battante arrivait vers nous, elle avancait comme on peut voir une tornade. Notre petit guide qui ramait tout seul peinait un peu alors on s’est tous mis a pagayer avec nos mains, morts de rires. Arrives sur la berge, on a tout juste eu le temps de courir s’abriter. La pluie nous suivait, on la echapee a quelques seconds pres. C’etait tres impressionant.
En attendant que la pluie se calme, j’ai discute avec notre guide qui etait en admiration devant mes chaussures de marche. Des Decathlons de base a 14,99 Euros, mais ca, c’est son salaire mensuel. Il voulait me les racheter. J’ai beau savoir que pour les remplacer ca va me couter beaucoup plus que 14,99 Euros puisqu’il n’y a pas de Decathlon ici, je les lui ais donnees. Je ne suis quand meme pas partie pieds nus, surtout que j’avais besoin de chaussures pour ma prochaine aventures, je suis partie avec les siennes de chaussures. Les autres touristes etaient interloques par mon echange, mais Lucy etait d’accord avec moi qu’il en avait plus besoin que moi alors je ne vois vraiment pas le probleme.
Le retour en jeep a ete assez dur. Sanjee avait fait la sieste, pas nous. Il voulait nous montrer ses buffles, singes, ecureuils,... et nous on voulait rentrer prendre une douche chaude a temps pour etre prete pour notre massage ayurvedic.
Alors les massages ayurvedics, j’aime pas du tout. D’ailleurs je n’aime pas non plus les traitements ayurvedics. Les plantes pures comme ca, c’est beaucoup trop fort pour moi. Je prefere l’homeopathie ou tout est dose sur mesure. Ce massage m’a rendu malade, c’etait atroce. Mais ca m’a pas empeche de repartir a l’aventure le jour suivant. Ca m’a tordu les boyaux et coupe l’appetit mais j’etais quand meme debout a 6h pour notre 2eme parcours du combatant.
Le groupe du 2eme jour etait encore plus amusant, surtout parce que nous avions de la competition. 2 couples anglais, 1 couple irlandais tous sympa mais surtout 2 americaines qui pour resumer la situation sont Lucy et moi dans 30 ans, sauf qu’on espere etre pires. 2 copines qui se connaissent depuis 25 ans (nous on se connait depuis 8 ans), habitant a des miliers de kilometres l’une de l’autre et se voient rarement, qui font des commentaires hilarants sur tout, ralent et posent des questions aux guides toutes les 30 secondes. Sandy et Lucy ouvrent la marche en photographiant tout ce qui bouge, avec un guide qui leur court après, pendant que Serena et moi fermons la marche en prenant notre temps a observer les plantes et les papillons avec un guide qui fatigue de nous attendre finit par apprecier la ballade et nous fait decouvrir les plantes sauvages telles que le curry, le gingembre, le citron, le turmeric et le teak avec lequel se maquillent les indigenes. Les 3 couples au milieu sont assez amuses par cette dynamique et se laissent porter.
Et la, au milieu de la ballade, au moment ou on ne s’y attendait plus.... un bruit plein d’espoir.... c’est un elephant! Ce fut un vrai travail de groupe pour le trouver a travers la brouisaille et un grand partage de jumelles pour arriver a le voir. Il etait quand meme a au moins 30 metres de nous, mais on l’a vu. Je revais de voir un elephant sauvage! Il etait grand! Il etait beau! Tout tranquille a se baffrer de feuilles!
C’est epatant ce qui peut arriver dans un groupe. On ne se connaissait pas mais il y avait une grande solidarite. On s’est tous aide a trouver cet elephant, et meme après, on avait tous quelque chose a partager, que ce soit des biscuits, des connaissances, des jumelles, des gels antibacteriens,... Lucy et moi voyagions leger alors notre contribution c’etait les connaissances et la mise en ambiance puisqu’on parle a tout le monde, en echange, on a bien profite des jumelles et des blousons coupe vents, les biscuits et le gels antibacteriens par contre on s’en foutait puisqu’on avait toujours pas retrouve notre appétit et qu’on trouve ces gels bien plus degueulasses que les bacteries de la nature.
Apres un petit dejeuner sympa sous les arbres ou j’ai fait rallumer un feu juste pour moi pour avoir un the sans lait, nous nous sommes embarques sur des radeaux de bamboos pour une petite ballade sur un lac. Apres 2 coups de pagaies, nos guides nous suggerent de nous baigner. Hop, hop, on vide nos poches et Lucy et moi sommes a l’eau. Les americaines nous applaudissent, il faut dire qu’on a fait des jolis plongeont. Les irlandais finissent par nous suivre et les anglais nous prennent en photos. De retour sur les radeaux, nous sechons tranquillement au soleil pendant que les hommes pagaient.
La journee a continue comme ca, avec un dejeuner fort agreable, suivi d’une averse qui nous a valu une heure coinces sous une bache avec chacun un baton pour tenir notre toit de fortune, un retour en radeau ou j’ai fait la sieste et une heure de ballade ou Lucy s’est arrange avec Sandy pour qu’on aille la voir a San Francisco ou elles ont l’intention de me marier au fils de Sandy, un riche courtier en bourse desesperement celibataire, incapable de garder une femme. Merci Lucy.
Voila pour les aventures. Nous avions prevu d’aller faire une ballade a dos d’elephant aujourd’hui mais Lucy etait un peu malade et l’idee d’un elephant avec une chaine a la patte n’etait pas tres attirante après nos 2 excursions sauvages. Nous avons donc profite de la piscine de notre hotel et de la connection wifi pour travailler un peu, beaucoup, passionement, a la folie.
Demain matin on prend pleins de photos de notre merveilleux hotel puis on part a Cochin pour prendre un train de nuit qui nous emmenera a Goa.
... j’ai toujours pas sommeil, je me fais attaquer par des papillons de nuits gigantesques attires par la lumiere sur ma terrasse, j’aurais du aller faire du saut de haie avec les elephants aujourd’hui finalement...
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